Malgré un lent départ, le Latuquois Morgan Adams-Moisan a complété sa première saison chez les professionnels sur une bonne note.

Daniel Brière a inspiré Morgan Adams-Moisan

Trois-Rivières — La patience aura été le meilleur allié de Morgan Adams-Moisan en 2018-19. À sa première année chez les professionnels, le Latuquois de 22 ans a peut-être mis du temps à démarrer la machine, mais il a complété la saison sur une belle séquence, qui lui laisse présager d’autres bons moments l’an prochain.

Ils sont unanimes sur ce point: tous les joueurs de hockey vous confieront qu’il existe un monde de différences entre le hockey junior et ce qui se trame chez les pros.

Habitué de remplir les filets avec les Voltigeurs de Drummondville à son année de 20 ans – il avait inscrit 32 buts en 68 rencontres –, Adams-Moisan a dû attendre 15 parties avant de faire bouger les cordages, cette saison chez les Mariners du Maine dans l’ECHL. Une éternité pour une recrue ayant tout à prouver.

On se rappellera que l’an dernier, le Rocket de Laval, club-école du Canadien, avait offert un contrat d’un an à l’ancien des Estacades. Adams-Moisan avait eu la chance de participer au camp des recrues du Canadien. Plus tard, il devait être assigné aux Mariners, une équipe affiliée au Rocket.

«J’ai passé plus d’un mois sans marquer, j’avais hâte de réussir mon premier but», raconte l’ailier de puissance qui, au moins, avait la chance de se retrouver dans une organisation de première classe avec les Mariners, à Portland.

Là-bas, l’ex-porte-couleurs du Canadien et des Flyers, Daniel Brière, campe le rôle de vice-président aux opérations. Jeune retraité, Brière n’hésite pas à échanger avec ses joueurs. Un jour, il a eu une bonne discussion avec Adams-Moisan, qui se cherchait sur la patinoire.

«Daniel a eu un effet stabilisateur, il m’a calmé, en me rappelant simplement de revenir à la base de mon jeu, de ce qui faisait mon succès à Drummondville. Son impact a été très positif.»

À la suite de cette discussion, Adams-Moisan a commencé à accumuler les points. La confiance était enfin revenue. Peu de temps avant Noël, le Rocket le rappelait pour la première fois.

«Je me suis promené pas mal durant l’année entre Portland et Laval, sauf que je ne peux pas me plaindre. Avec les Mariners, mon rôle était davantage axé sur l’attaque tandis qu’avec le Rocket, je m’assurais de compléter mes mises en échec tout en évitant les revirements.»

Il a finalement obtenu 21 points en 42 matchs à Portland, dont 15 buts. Avec le Rocket, il a été limité à deux points, dont un but, en 16 sorties.

À Laval, il était dirigé par son ancien entraîneur dans la LHJMQ Joël Bouchard, son mentor à l’époque où il défendait les couleurs de l’Armada de Blainville-Boisbriand.

«On a eu un bon meeting à la fin de l’année. Je sais que je dois améliorer ma vitesse; c’est ma grosse lacune. Si je veux devenir un joueur établi dans la Ligue américaine, c’est là-dessus que je dois travailler.»

Adams-Moisan est revenu à La Tuque au cours des derniers jours. Il passera un peu de temps avec ses proches, mais le gros de son entraînement estival se fera du côté de Boisbriand, où il renoue avec des préparateurs physiques du Rocket. Il n’exclut pas de participer à des séances de power skating.

C’est la clé s’il veut obtenir un nouveau contrat avec le Rocket... ou une autre équipe. Son agent Paul Corbeil travaille le dossier.