Roger Lavergne a organisé deux galas de boxe professionnelle au Centre Gervais Auto, en plus d’y tenir les Assises de la LHJMQ, en juin.

Créateur de magie

Shawinigan — Tout le monde dispose de 24 heures dans une journée. Tout le monde, sauf peut-être Roger Lavergne qui, en 2018, a fait rayonner Shawinigan à l’échelle nationale malgré son emploi du temps fort chargé.

Homme d’affaires à la tête des rôtisseries Fusée, il pilote aussi la Fondation du même nom. Ses partenaires l’ont également convaincu d’écouler un deuxième mandat à la présidence des Cataractes.

Et dans ses temps libres, il a eu le temps d’organiser deux galas de boxe professionnelle, en plus d’orchestrer les Assises de la LHJMQ! «C’est un rassembleur, un gars qui prend soin des détails», fait valoir Martin Mondou, l’un de ses associés chez les Cataractes. «En toute honnêteté, lorsqu’il est arrivé avec son projet de boxe, plusieurs étaient sceptiques autour de la table. C’est le genre de projet qui engendre un investissement important, qui peut coûter cher si ça ne se passe pas comme tu le souhaites. On a quand même suivi Roger, qui nous a encore prouvé qu’il était un visionnaire.»

Le gala de février mettant en vedette Simon Kean et Alexis Santos a en effet été couronné de succès. Plus de 3500 personnes ont suivi les Cataractes dans l’aventure, créant une ambiance du tonnerre dans le Centre Gervais Auto.

Cette première collaboration entre Eye of the Tiger Management et les Cataractes n’est pas restée sans lendemain. Le président d’EOTM, Camille Estephan, a ensuite choisi Shawinigan plutôt que Montréal, Laval, ou Québec, pour le choc tant attendu entre Kean et Adam Braidwood.

«On avait une belle carotte entre les mains, admet Estephan. Ce gala aurait rempli n’importe où. Je vais être franc, j’avais beaucoup de pression de mes partenaires pour faire ce gala en ville. Beaucoup de pression. Il n’y avait pas que l’argent en jeu, il y avait d’autres considérations comme la visibilité, par exemple. Mais quand j’ai fini de tout analyser, c’est avec Roger que j’ai voulu le faire. Car je savais qu’il allait livrer la marchandise.»

Estephan n’a pas été déçu. Le Centre Gervais Auto était plein à craquer en mai dernier lorsque Kean a pulvérisé Braidwood. «Les deux galas à Shawinigan ont été parfaits. Ils n’avaient rien à envier à ce qu’on voit à Las Vegas, en termes d’organisation et d’ambiance. Et tout part de Roger. Le tailgate, c’est son idée. Ça ne s’était jamais vu à la boxe. Il sait bien s’entourer, il analyse son dossier minutieusement avant de faire des promesses. Et il livre à chaque fois.»

Pas pour rien qu’EOTM souhaite revenir à Shawinigan en 2019. Quand? Aux Cataractes de décider. Mais il paraît que le mois de mai représente actuellement la fenêtre la plus logique pour les deux organisations. «On verra. La balle est dans le camp des Cataractes. Roger, c’est devenu un ami au fil des derniers mois. C’est rare d’avoir le privilège de créer un lien aussi fort en peu de temps. Mais encore là, c’est grâce à sa personnalité. C’est un gars positif, créatif, qui a toujours des solutions. La Mauricie est chanceuse de l’avoir de son bord!», sourit Estephan.

Il y a eu un concert d’éloges comparable envers le comité organisateur des Assises de la LHJMQ en juin, dont le point culminant était la séance de sélection des joueurs midgets. Voilà une semaine remplie de retombées économiques, puisque le personnel des 18 équipes du circuit Courteau s’installe à proximité pour quatre jours. Ça ne se bouscule toutefois pas aux portes pour l’organiser, car c’est un événement pratiquement impossible à rentabiliser.

Or, non seulement les Cataractes ont levé la main dans le cadre du 50e anniversaire, mais ils ont innové en créant le banquet du commissaire, une soirée chic où tout le gratin a pu festoyer à Espace Shawinigan. Une soirée qui, encore une fois, portait l’empreinte de Lavergne. «C’est un travail d’équipe, Roger insiste toujours là-dessus. Mais effectivement, il a le don de créer de la magie. Parfois même où on ne l’attend pas», sourit Martin Mondou.

Pour toutes ces réalisations, Le Nouvelliste désigne Roger Lavergne comme la personnalité sportive marquante de l’année 2018.