Le maire Michel Angers et le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, ont fait un brin de jasette jeudi à Shawinigan.

Courteau emballé par les Assises

SHAWINIGAN — Gilles Courteau se disait emballé par le début des Assises de la LHJMQ, avec plus de 500 convives venus célébrer le 50e anniversaire du circuit à Espace Shawinigan. Le comité organisateur a d’ailleurs surpris en début de soirée en reproduisant le premier match de l’histoire, entre les Remparts et les Bruins.

«On savait en venant ici pour le début du 50e que ça serait un succès. Célébrer ce fait d’armes avec notre plus vieille franchise allait de soi. Je suis content de voir autant d’anciens parmi nous ce soir, ça témoigne de leur attachement envers la ligue.»

Par ailleurs, Courteau a promis de réagir vendredi à la sortie de Gabriel Nadeau-Dubois et Gilles Lupien, concernant l’exemption qui pourrait être accordée aux joueurs de la LHJMQ dans le cas de la loi sur les normes du travail. Du côté des équipes, pas question non plus de commenter ce dossier.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a par contre accepté de livrer sa pensée. «Si on est rendu à se poser des questions par rapport aux normes du travail, c’est probablement parce que la LHJMQ a encore du travail à faire pour mieux encadrer les jeunes. Personnellement, j’aimerais voir la ligue mettre davantage l’accent sur les études. Il y a trop de joueurs à mon goût qui se concentrent uniquement sur le hockey, quand on sait que seulement 1 ou 2 % vont atteindre la LNH. Ça ne veut pas dire par contre qu’il faut aller jusqu’à imposer le salaire minimum. Ce sont des jeunes qui font le choix de jouer junior, qui sont un peu mi-stagiaire et mi-travailleur. C’est complexe. À mon avis, il faut absolument trouver des solutions qui ne mettront pas en péril les franchises. Elles sont tellement importantes dans leur milieu.»