Mikaël Zewski va se battre le 1er décembre à Québec. Son adversaire pourrait toutefois changer d’identité.

Combat Zewski-Funeka en péril?

TROIS-RIVIÈRES — Pour Mikaël Zewski, c’est presque rendu de la routine.

À un peu plus d’un mois de son prochain combat, programmé pour le 1er décembre au centre Vidéotron, voilà que l’identité de son adversaire n’est plus coulée dans le béton.

Zewski (31-1, 22 K.-O.) doit affronter Ali Funeka (39-10-3, 31 K.-O.) en sous-carte du combat de championnat du monde impliquant Adonis Stevenson. Mais voilà que la WBC a décidé de ne pas sanctionner le duel, selon les informations obtenues par Francis Paquin de RDS, parce que le Sud-Africain a perdu ses cinq derniers combats.

Champion international WBC et 13e aspirant mondial, Zewski veut évidemment continuer à grimper dans les classements, alors ce combat sans la possibilité de défendre son titre est beaucoup moins attrayant à ses yeux.

«Je suis un peu dans l’attente en ce moment. Je laisse mon gérant Cameron Dunkin et Yvon Michel piloter le dossier. Jusqu’à preuve du contraire, je me prépare pour Funeka. Si ça change, on va s’ajuster.»

Deux options semblent sur la table: un changement d’adversaire pour plaire à la WBC, ou alors les promoteurs dénichent un autre titre à mettre à l’enjeu le 1er décembre. Zewski ne semble pas avoir de préférence. La seule chose qu’il souhaite, c’est que sa prochaine sortie le fasse progresser. Le Trifluvien ne semble pas trop irrité non plus du délai entraîné par la décision de la WBC. «Il nous reste du temps. J’ai vécu ça par le passé. L’important, c’est de trouver une solution acceptable.»

Aux yeux de Zewski, Funeka représente quand même un solide rival. «C’est vrai qu’il a perdu ses cinq derniers combats mais il n’a pas été déclassé. C’est un gars qui viendrait ici pour se battre, avec une préparation de plusieurs semaines. Je suis convaincu que nous avons les ingrédients pour mettre sur pied une bonne bagarre qui plairait aux amateurs.»

Zewski convient du même souffle que Funeka n’est pas le plus grand test de sa carrière, comme lui avait laissé miroiter Yvon Michel il y a quelques semaines. «Ce n’est pas un top 10, il ne redeviendra pas champion du monde. Il y a trois ans, il aurait pu être mon meilleur test. Maintenant, il reste un gars avec de l’expérience, qui vend chèrement sa peau. S’il y a un titre en jeu, c’est un bon adversaire quand même…»

La date du 1er décembre reste à l’agenda de celui qui est entraîné par son papa Jean. Reste maintenant à découvrir les autres détails! Zewski ne cache pas espérer être fixé le plus rapidement possible. «Il reste du temps», répète-t-il, «mais plus le dossier sera réglé rapidement, plus ce sera avantageux. J’ai hâte de connaître le dénouement.»