L'avenir du grand rendez-vous de la fête du Travail préoccupe les élus municipaux de la région, qui souhaitent obtenir un siège au conseil d'administration de la Classique internationale de canots pour suivre les finances de plus près.

Classique: une première étape sans Saint-Roch-de-Mékinac?

La municipalité de Saint-Roch-de-Mékinac pourrait bien perdre son rendez-vous annuel avec les canotiers. La Classique internationale de canots étudie fortement la possibilité de déménager son premier arrêt dans une autre localité.
Cette décision de la Classique émane du fait que le terrain habituellement utilisé pour recevoir les participants au terme de la première journée est maintenant utilisé par un promoteur qui y construit un développement immobilier.
«L'année dernière, nous avons pu faire un arrangement avec le propriétaire, mais cette année, ce n'était pas possible puisque les constructions ont commencé», explique la coordonnatrice de l'événement, Catherine Beaudoin-Duval.
Ne voulant pas perdre son arrêt, la municipalité a proposé à l'organisation d'utiliser un autre site, à proximité du camping situé sur la route 155.
«Malheureusement, l'endroit n'a pas les capacités techniques (pour nous accueillir). Nous avons de grosses contraintes en termes d'aménagement», indique Mme Beaudoin-Duval.
Une réponse que ne comprend tout simplement pas le maire de la localité, Guy Dessureault, qui estime que le terrain est parfait pour la Classique.
«On a un site numéro un pour les recevoir. On a acheté un terrain à l'autre bout du camping. Il y a une descente et suffisamment de places pour rentrer 200 automobiles et 75 autres pour les participants. Il y a de l'électricité, des salles de bain, de l'eau chaude, de l'eau froide, il y a tout ce qu'il faut pour recevoir le monde», pointe Guy Dessureault.
Celui-ci a l'impression que la décision de la Classique est déjà prise. D'ailleurs, le conseil municipal a fait parvenir une résolution à l'organisme vendredi dernier afin d'obtenir davantage d'explications. Une demande qui n'a pas trouvé écho.
«Ça fait quatre ou cinq décennies que la Classique arrête à Saint-Roch-de-Mékinac et on se demande pourquoi elle ne le ferait plus. Nous n'avons obtenu aucune raison. Il y a eu beaucoup de changements dans la direction de la Classique et ça peut expliquer le choix. On ne comprend pas.»
Une première étape plus courte?
La décision de l'organisme de modifier son itinéraire pourrait bien être liée au désir d'offrir un défi d'une plus courte distance aux athlètes lors de la première journée de compétition.
«La première étape est de 93 km, c'est pratiquement la moitié de la course complète. On pense aussi à rendre les étapes plus équilibrées. Ça jouera dans le choix du site», note Mme Beaudoin-Duval.
En ce sens, la première localité située sur la rivière Saint-Maurice est Rivière-Matawin, un hameau de Trois-Rives situé à une vingtaine de kilomètres en amont de l'arrêt habituel.
«Il y a deux ou trois sites qui sont à l'étude. Une confirmation à ce sujet devrait venir très prochainement», souligne la coordonnatrice, qui maintient que le temps ne manque pas à la Classique pour effectuer un changement de la distance de sa première étape.
Quant à Saint-Roch-de-Mékinac, on continuera d'espérer que la Classique changera d'idée.
«Ça nous fait une belle publicité, rappelle le premier magistrat. Mais nous n'allons pas courir après eux. Ils savent ce qu'ils ont à faire et nous n'avons aucun contrôle sur la Classique.»