C'est le Norvégien Alexander Kristoff qui a remporté l'épreuve Milan - San Remo hier, réglant Fabian Cancellara et Mark Cavendish au sprint.

Classique Milan-San Remo: Hugo Houle complète l'épreuve dans des conditions difficiles

Alexander Kristoff a remporté le sprint disputé sur des pavés détrempés contre Fabian Cancellara et filé seul vers l'arrivée de la Classique Milan-San Remo, dimanche, en route vers sa plus importante victoire en carrière.
Kristoff s'est éloigné du champion de 2008 dans les derniers mètres de l'épreuve longue de 294 km, et il a arrêté le chrono à six heures, 55 minutes et 56 secondes. Il est ainsi devenu le premier cycliste norvégien à remporter une compétition d'une journée.
Cancellara a grimpé sur le podium pour la quatrième année consécutive, tandis que Ben Swift devançait le spécialiste du sprint et vainqueur en 2009 Mark Cavendish pour s'emparer de la troisième place.
La journée a été nettement plus éprouvante pour Hugo Houle, de Sainte-Perpétue. «Ouch!» a été le premier mot de ce dernier après avoir rallié la ligne d'arrivée. Après avoir roulé plus de sept heures dans la pluie et le froid, le membre de la formation cycliste AG2R La Mondiale a conclu l'épreuve de 294 kilomètres au 114e échelon alors que plus de 80 coureurs ont été contraints à l'abandon. Houle a terminé avec le dernier groupe à 17 minutes et 59 secondes du vainqueur.
«C'était pas chaud!, a lancé le Québécois. C'est sûr que ç'a été une journée difficile. La pluie et le froid ont été des facteurs qui ont rendu la course encore plus dure.»
«On a roulé dans la pluie pendant 140 kilomètres jusqu'à la montée du Turchino. Ensuite, on descendait sur le bord de la mer et on a eu un petit répit. Comme il faisait soleil, on pensait qu'on allait finir au chaud alors on a enlevé nos vestes. Mais 10 à 15 kilomètres plus loin, la pluie a repris très fort. À partir de là, ç'a été difficile. Le temps de remettre les vestes, avec le vent de face, tout le monde était congelé», a expliqué Houle.
«Le froid m'affecte moins que les autres alors je me suis accroché et j'ai attaqué les trois Capo (Mele, Cervo et Berta) à partir du kilomètre 241. J'avais pour tâche de replacer mon leader (l'Italien Rinaldo Nocentini) et de m'en occuper. C'est ce que j'ai fait toute la journée. Je le suivais à la trace», a-t-il poursuivi.
«Quand je suis arrivé dans l'avant-dernière montée, la Cipressa, je n'avais plus de jambes. Elles étaient tellement raides et crispées que je sentais tous mes tendons. J'en avais assez donné. J'ai lâché le premier groupe et je suis rentré tranquillement. Mais j'ai compté les 20 derniers kilomètres un par un», a conclu le cycliste, qui avait posé pied l'an dernier lors de la 104e édition de Milan San Remo.
Houle sera de retour en action dès mercredi en Belgique, où se déroulera l'épreuve 1.HC à travers les Flandres.