Plusieurs équipes peuvent aspirer aux grands honneurs ce week-end sur la rivière Saint-Maurice, dont les trois qui ont terminé sur le podium plus tôt cet été à Cooperstown: Trevor Lefever et Ben Schlimmer, Jimmy Pellerin et Steve Lajoie, Guillaume Blais et Samuel Frigon.

Classique internationale de canots: chaude lutte à prévoir au sommet

TROIS-RIVIÈRES — En l’absence du duo champion en titre, une lutte fort intéressante se dessine au sommet, dans le cadre de la 86e édition de la Classique internationale de canots de la Mauricie. Après la victoire sans trop de difficulté du tandem Steve Lajoie et Andrew Triebold, en 2018, voilà qu’une poignée d’équipes peuvent légitimement aspirer aux grands honneurs ce week-end sur la rivière Saint-Maurice.

Même s’il n’effectuera pas le trajet en compagnie de son éternel complice, Lajoie demeurera assurément un des favoris pour cette dernière épreuve de la Triple couronne de canot long parcours. Dix fois vainqueur de la Coupe Anne-McCormick, le vétéran fera équipe avec Jimmy Pellerin. Le duo a d’ailleurs remporté la General Clinton Canoe Regatta, à Cooperstown dans l’État de New York, au début de l’été.

«On va y aller de la même façon qu’à Cooperstown, même si ce n’est pas le même genre de rivière. La forme y est alors on ne va pas changer une formule gagnante», indique Lajoie, qui a aussi remporté l’épreuve du Michigan, à la fin juillet, en compagnie de son acolyte Triebold.

Pour Pellerin, la perspective d’un premier sacre sur la rivière Saint-Maurice, après avoir terminé sur la troisième marche du podium de 2015 à 2018, est très emballante. «C’est certain qu’on ne vise rien d’autre que la victoire. Ça va être une déception si on ne gagne pas. Mais si une autre équipe est plus forte que nous, on va comprendre», indique-t-il, ravi de la cohésion entre lui et le multiple champion.

«Nous avons des coups de rame qui se ressemblent. Dès qu’on a embarqué ensemble, ça s’est très bien passé. Steve est un modèle pour moi. J’ai appris plus cette saison que lors de mes 11 dernières années», vante Pellerin.

Ces commentaires flatteurs, Lajoie les récupère au bond. «Jimmy, c’est un jeune motivé. Mon défi cette année, c’est de faire partie de sa première victoire à la Classique. J’étais bien content quand on a gagné à Cooperstown et j’espère qu’on pourra faire la même chose ce week-end. Mais il ne faut pas oublier que tout ce travail-là, il se fait à deux!»

Plusieurs prétendants

Dans le peloton de tête, il faudra aussi garder un œil sur la paire composée de Guillaume Blais et Samuel Frigon, deuxième l’an dernier à la Classique.

«On n’était pas tellement loin d’eux à Cooperstown cette année. On espère réussir à s’accrocher à eux encore plus longtemps à la Classique. Steve est très expérimenté et sait bien saisir les opportunités. On va devoir être rusés pour réussir à les devancer», mentionne Blais, triple champion en Mauricie, entre 2015 et 2017, qui ne voit toutefois pas cette 86e Classique comme un lutte à deux équipes.

Les équipes de Tommy Pellerin et Weston Willoughby, Mathieu Pellerin et Matt Meersman, Trevor Lefever et Ben Schlimmer ainsi que Mike Davis et Shane McDowell sont certainement à considérer dans la lutte. Tout comme le duo d’Éric Gagnon et Serge Pagé qui a obtenu une brillante septième position plus tôt cette saison au Michigan.

«Il ne faut pas oublier les autres. Ça risque d’être serré toute la fin de semaine. Notamment avec Lefever et Schlimmer qui ont terminé deuxièmes à Cooperstown», prévient Blais.

Double vainqueur en 2015 et 2016, Mathieu Pellerin est emballé à l’idée d’effectuer un retour en C2 sur la rivière Saint-Maurice. Après une pause en 2017, il a fait partie de l’équipage vainqueur en rabaska l’an dernier. «J’ai pas mal hâte de refaire la Classique en C2! Je pense qu’avec Matt Meersman, on peut se permettre d’avoir de bonnes attentes. On sait que ça ne sera pas facile, mais la course est un peu plus ouverte cette année. D’habitude, on peut prévoir le top 3 d’avance, mais il y a six ou sept canots qui peuvent espérer gagner cette année. Ça risque de donner une bonne course... à moins qu’une équipe réussisse à se sauver après la première étape», souligne celui qui a été contraint à l’abandon plus tôt cet été au Michigan, en compagnie de son frère Jimmy.

«Ç’a été une bonne claque dans la face. Ça nous a rappelé qu’on n’avait pas assez de talent pour ne pas s’entraîner! On n’a pas eu le choix de retourner au travail!»

Le départ de l’épreuve-reine sera donné samedi matin au Quai Dénommé-Goyette de La Tuque à 11 h 15 et les premières équipes sont attendues vers 15 h 45 au pont Matawin de Trois-Rives.