Le directeur général Stéphane Boileau entrevoit les prochaines éditions de la Classique internationale de canots de la Mauricie avec optimisme.

Classique de canots: «Notre meilleure année en cinq ans!»

Shawinigan — Une semaine après la conclusion de la 85e édition, les responsables de la Classique internationale de canots de la Mauricie flottent encore sur un nuage après avoir enregistré un record de participation, du 31 août au 3 septembre. Avec 316 athlètes sur la rivière Saint-Maurice et le fleuve Saint-Laurent, l’événement a ainsi observé une hausse de 43 % de ses inscriptions par rapport à l’année précédente.

Débarqué à la tête de la Classique en 2014, d’abord comme président du conseil d’administration avant d’être nommé directeur général en 2016, Stéphane Boileau n’hésite pas à qualifier l’édition 2018 comme sa meilleure cuvée jusqu’à maintenant.

«C’est notre meilleure année en cinq ans. Il s’agit définitivement de notre bilan le plus encourageant. On est passé de 221 à 316 athlètes. C’est historique!», s’exclame le DG.

Pour en arriver à ce record de participation, la Classique a choisi de se réinventer en élargissant ses horizons à de nouvelles disciplines. Ainsi, même si seulement 37 équipes ont pris le départ de l’épreuve reine de C2, l’événement a aussi accueilli 10 équipes de rabaska. À ce nombre, il faut aussi ajouter les 54 athlètes en planche à pagaie (paddle board) qui ont parcouru 37 km entre Shawinigan et Trois-Rivières, de même que les 24 rameurs en outrigger qui ont franchi 18 km entre Bécancour et la cité de Laviolette.

Avec un tel achalandage sur la rivière Saint-Maurice et le fleuve Saint-Laurent, le directeur de compétition de la Classique, Dominic Thibault, caresse de très grands objectifs. «On pense pouvoir doubler notre participation d’ici les deux prochaines années», lance-t-il, sans détour.

Parmi les aspects qui aideront assurément la croissance des inscriptions, on note la présence de plusieurs athlètes de renommée lors de la 85e édition. Du groupe, on souligne notamment Éric Myles, chef du sport au Comité olympique canadien, les olympiens Richard Dober Jr, Gabriel Beauchesne-Sévigny et Tomas Buday Jr, de même que Bob Arnot, véritable figure de proue dans le domaine de la planche à pagaie.

De par leur renommée, il s’agit là de personnes qui pourraient avoir un impact significatif sur le suite des choses. «Ça nous ouvre, entre autres, les portes des régions de Montréal à Québec», note Thibault.

Évidemment, un tel chambardement de programmation n’est pas sans conséquence. Pendant que la Classique gagne en adeptes avec de nouvelles disciplines, le C2 fait du surplace. «On en a parlé avec eux de cette situation. On fait souvent des débriefings pour connaître leur opinion. Je pense que d’ajouter des épreuves, et surtout des participants, c’est bon pour eux. Depuis quelque temps, le spotlight était moins là sur eux. En amenant d’autres catégories, ça va assurément ramener le spotlight sur eux aussi. De plus, il ne faut pas oublier que les diverses disciplines sont des vases communicants et peuvent amener une relève en C2», explique Boileau.

Au-delà de la participation, le DG de la Classique retient aussi la portée de la webdiffusion de la compétition qui a atteint de nouveaux sommets. Comme nouveauté cette année, il était même possible de suivre le déroulement de la course, pour les première et deuxième étapes, grâce à un écran géant qui avait été installé sur la promenade du Saint-Maurice à Shawinigan. La webdiffusion a enregistré plus de 75 000 visionnements sur quatre jours.