Sur la photo, on aperçoit les canotiers au départ de la deuxième étape, à Saint-Roch-de-Mékinac, lors de la Classique de l'année dernière. La destination de la première manche de la Classique est toujours inconnue, mais il semble de moins en moins possible que Saint-Roch-de-Mékinac accueille à nouveau les participants. 

Classique de canot: le mystère plane sur le déroulement

À un mois et demi de la tenue de la 81e Classique internationale de canots de la Mauricie, le mystère plane toujours en ce qui a trait au déroulement de cette importante compétition qui se déroulera sur la rivière Saint-Maurice du 29 août au 1er septembre. Après avoir appris que la municipalité de Saint-Roch-de-Mékinac n'accueillerait peut-être pas les canotiers au terme de la première étape, voilà maintenant qu'on ne sait pas encore où se conclura cette Classique au terme des trois journées.
Du côté du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, personne n'a encore été approché par les organisateurs de la Classique afin que le site du sanctuaire accueille les canotiers à la conclusion des 200 kilomètres de l'épreuve.
«Officiellement, je n'ai pas eu de nouvelles d'eux (la Classique). Connaissant quand même
M. (Stéphane) Boileau, s'il avait voulu entrer en contact avec nous, il aurait fait un coup de téléphone», explique le coordonnateur des communications et de la publicité au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, Pierre Montreuil.
«On l'a déjà fait une ou deux fois. Oui, on a de la place pour accueillir du monde, mais il faut que ce soit accommodant pour tout le monde, autant les coureurs, les équipes de soutien et la population», ajoute-t-il.
Rappelons que l'année dernière, l'arrivée de la Classique, prévue sur le site du sanctuaire, s'était finalement effectuée sur un terrain privé sur la rivière Saint-Maurice. La décision avait été prise à la dernière minute par les membres du comité de compétition, une heure seulement avant l'arrivée, puisqu'il y avait des vagues d'une dizaine de pieds au large.
Du côté des organisateurs de la Classique internationale de canots, des décisions devraient normalement être prises dans les prochains jours, comme le mentionne la coordonnatrice de l'événement, Catherine Beaudoin-Duval.
«Les dossiers sont encore à l'étude. Très bientôt, il y aura une conférence de presse qui va annoncer tous les sites, ainsi que toutes les nouveautés qui s'y rattachent», indique-t-elle.
Questionnée au sujet de la possibilité que le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap n'accueille plus l'arrivée des canotiers au terme de la Classique, Mme Beaudoin-Duval explique que la décision finale n'a pas encore été prise, qu'il manque encore quelques confirmations, mais que l'information serait diffusée allègrement. Elle a ajouté que les informations concernant la destination de la première étape seraient également transmises lors de cette même conférence de presse.
Grandes-Piles ouvre la porte
Si la municipalité de Saint-Roch-de-Mékinac n'accueillera pas la fin de la première des trois manches de la Classique, les organisateurs devront se tourner vers une autre option. Grandes-Piles a d'ailleurs levé la main pour se proposer comme terre d'accueil des futures éditions de la compétition.
«On a dit aux organisateurs qu'on était ouvert à ce que Grandes-Piles puisse accueillir une étape de la Classique. Nous avons les installations nécessaires, avec notre quai fédéral en plein milieu du village, et la marina un peu plus loin sur la rivière», soutient le maire de Grandes-Piles, Daniel Petit.
Un autre scénario possible est que la première étape de la Classique internationale de canots se termine dans le secteur Rivière Matawin à Trois-Rives, mais des réponses claires seront vraisemblablement offertes dans les prochains jours.
Réactions mitigées chez les canotiers
Le fait qu'aucune destination n'ait encore été dévoilée représente une interrogation pour certaines municipalités et constitue également une inquiétude pour des futurs participants de la Classique internationale de canots.
Selon Samuel Frigon, la distance de la première étape de la Classique oriente assurément sa préparation.
«Si les deux étapes ont la même distance, je n'irai pas plus haut que cette distance dans mon entraînement. Tandis que si une étape est vraiment plus longue que l'autre, je vais prévoir des entraînements beaucoup plus longs, c'est certain», indique celui qui avoue toutefois ne pas viser les positions de tête cette année puisqu'il sera jumelé à son père pour la 81e Classique.
«On a hâte de savoir où va se terminer la première étape. Si on veut pratiquer le parcours, est-ce qu'on arrête à Matawin, à Saint-Roch-de-Mékinac, à Grandes-Piles? Ce n'est pas le même genre d'entraînement», renchérit-il.
«C'est sûr que ça va changer quelque chose pour nous, les canotiers, estime de son côté Christophe Proulx. Habituellement, on se prépare en fonction de se concentrer davantage sur la première journée. Par contre, si la deuxième étape est aussi longue que la première, en plus des trois portages que nous allons devoir faire, ça devient une méchante bonne étape!» 
Toutefois, pour des canotiers comme Guillaume Blais et Mathieu Pellerin, qui formeront un duo lors de la Classique, les modifications de parcours ne les affectent pas vraiment.
«En partant de la rivière Matawin, c'est sûr que la deuxième étape est un peu plus longue, mais moi je m'entraîne pour les 200 km de toute façon, donc je ne vois pas vraiment de différence. L'énergie que tu dépenses plus une journée, tu l'économises l'autre journée, donc ça ne change pas grand-chose pour moi», fait valoir Guillaume Blais.
Même son de cloche pour son partenaire de canot Mathieu Pellerin.
«Ma préparation ne sera pas affectée. La seule chose qui peut changer, c'est le côté stratégique, mais encore là, on se prépare depuis longtemps. C'est simplement la deuxième qui est plus longue que la première.»