Marco Charpentier (à gauche) a porté les couleurs du Viking de Trois-Rivières il y a une quinzaine d’années et ce n’est pas acquis qu’il effectuera un retour, malgré la transaction réalisée en début de semaine avec les Éperviers de Sorel-Tracy, les visiteurs vendredi soir au Colisée.

Charpentier en réflexion

Trois-Rivières — Les amateurs qui l’attendaient en fin de semaine seront déçus d’apprendre que Marco Charpentier n’enfilera pas l’uniforme des Draveurs, ce vendredi au Colisée, contre ses anciens coéquipiers de Sorel-Tracy.

En entrevue au Nouvelliste jeudi, le vétéran de 38 ans a confirmé son absence du jeu pour le week-end. Il va plus loin encore. «Je suis en réflexion sur la suite de ma carrière», indique le deuxième meilleur pointeur de l’histoire de la Ligue nord-américaine de hockey. «J’ai une bonne remise en question à faire avec mon travail et les enfants. Je suis toujours en forme, ce sont les après-matchs qui sont plus difficiles qu’avant! Je joue au hockey depuis plus de 30 ans. J’ai toujours eu le feu sacré, mais la flamme descend tranquillement...»

Avec 648 points en 385 matchs de saison – ce qui lui confère une moyenne de 1,68 point par partie – Marco Charpentier figure parmi les joueurs les plus excitants à avoir évolué dans la LNAH en 15 ans.

Il a passé les quatre dernières campagnes à Sorel-Tracy, mais acceptait mal son nouveau rôle de «remplaçant.»

«Je n’ai rien contre Christian Deschênes et l’organisation des Éperviers, mais j’ai été déçu de la façon dont j’ai été traité. Je ne lance la pierre à personne, j’avais l’intention de jouer toutes les rencontres en début d’année, sauf qu’ils m’ont coupé une fois et pour moi, ce fut un déclic. D’autant plus que ma situation familiale compliquait les choses.»

Marco Charpentier a porté les couleurs du Viking de Trois-Rivières il y a une quinzaine d’années et ce n’est pas acquis qu’il effectuera un retour, malgré la transaction réalisée en début de semaine avec les Éperviers de Sorel-Tracy, les visiteurs vendredi soir au Colisée.

Charpentier refuse de se fixer un échéancier pour un hypothétique retour à la compétition avec le chandail trifluvien.

«J’aime mieux réfléchir à tête reposée. Je ne veux pas faire ma diva, mais j’ai besoin de prendre mon temps.»

Charpentier, acquis en retour de Marc-André Huot, Marco Cousineau et François-Pierre Guénette, en serait à son deuxième séjour à Trois-Rivières, après un bref passage chez le Viking en 2003-04.

En 2006, Charpentier avait refusé de poursuivre sa carrière avec le Caron et Guay pour s’enrôler avec l’équipe de Saint-Jean.

Après s’être moqué des dirigeants lors d’un match, dont le propriétaire de l’époque Danny Moore, Charpentier avait été reçu par 2000 spectateurs hostiles au Colisée, qui lançaient de faux billets d’argent sur la patinoire! L’entraîneur du Caron et Guay, Dean Lygitsakos, avait promis de lui réserver le traitement qu’il méritait, mais il ne s’était pas passé grand-chose, au final.

«Ce n’était rien de personnel contre la ville ou l’équipe, assure Charpentier aujourd’hui. C’était purement une question monétaire et j’ai joué pour Dean, plus tard à Jonquière.»

Charpentier jure d’ailleurs que ce n’est pas l’argent qui le freine à accepter de continuer sa carrière chez les Draveurs, qui auraient grandement besoin de ses services.