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Leclerc a décroché la première place sur la grille du Grand Prix d'Azerbaïdjan lorsqu'un accident a écourté la séance de qualification pour une deuxième épreuve consécutive.
Leclerc a décroché la première place sur la grille du Grand Prix d'Azerbaïdjan lorsqu'un accident a écourté la séance de qualification pour une deuxième épreuve consécutive.

Charles Leclerc obtient la position de tête à Bakou sous le drapeau rouge

Associated Press
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Charles Leclerc a sa propre recette pour s'assurer la position de tête cette saison. Un circuit urbain, une Ferrari d'une vitesse inattendue et un accident.

Leclerc a décroché la première place sur la grille du Grand Prix d'Azerbaïdjan lorsqu'un accident a écourté la séance de qualification pour une deuxième épreuve consécutive. La dernière fois, c'est la propre voiture de Leclerc, après avoir heurté un rail de sécurité dans les rues de Monaco, qui avait empêché ses rivaux d'améliorer son chrono.

À Bakou, Yuki Tsunoda et Carlos Sainz, le coéquipier de Leclerc, ont joué le rôle décisif.

Leclerc a enregistré un chrono d'une minute, 41,218 secondes au début de la troisième séance, samedi. Le meneur au championnat Max Verstappen et le champion du monde en titre Lewis Hamilton commençaient tout juste leurs derniers tours lancés lorsque Tsunoda a heurté le muret, puis Sainz est parti à la faute au volant de sa Ferrari juste derrière Tsunoda.

Ces incidents ont provoqué la fin de la séance et offert à Leclerc la pole pour un deuxième Grand Prix consécutif. Il n'a plus gagné de course depuis septembre 2019.

Même s'il a conservé sa position de départ chez lui à Monaco il y a deux semaines, les réparations de sa voiture n'ont pas été terminées à temps et il n'a pas pris le départ. Sa place a été laissée vacante sur la grille.

«C'est une très bonne sensation, en même temps c'est encore avec un drapeau rouge. J'aimerais qu'on le fasse dans des circonstances normales, mais en fin de compte, une pole est une pole», a confié Leclerc.

Résultat étonnant

Leclerc est arrivé à Bakou avec l'espoir de se battre avec les McLaren ou d'être «même un peu en retard» plutôt que d'être un des prétendants à la lutte avec Hamilton et Verstappen. Il occupe le sixième rang au classement et accuse déjà 65 points derrière le meneur Verstappen.

Mais pour une deuxième course consécutive, Verstappen et Hamilton n'ont pas eu l'occasion de défier Leclerc. L'accident de Tsunoda a entraîné le quatrième drapeau rouge de la séance de qualification et mis fin à l'exercice.

«J'ai eu l'énorme aspiration de Lewis (Hamilton) dans le dernier secteur, ça m'a aidé un peu, a poursuivi le Monégasque. Je pense que j'aurais été capable quand même de lutter pour la pole. Je ne m'attendais pas à être aussi compétitif aujourd'hui.»

Hamilton a été relégué à 0,232 à la deuxième position ? un regain de forme pour Mercedes qui n'avait pu égaler le rythme des Red Bull et Ferrari lors des essais libres. Verstappen a obtenu la troisième place. Les deux ne pouvaient que spéculer qu'ils auraient été en mesure de déloger Leclerc.

«Je ne peux pas dire que j'aurais certainement été plus rapide que Charles, mais il restait définitivement du temps pour y arriver», a précisé Hamilton.

Verstappen a qualifié la séance de «qualification stupide» et a déploré le manque d'aspiration dans la longue ligne droite.

Mercedes surprend

Red Bull et Mercedes ont passé la semaine à argumenter sur la légalité de ce que Hamilton a qualifié d'aileron arrière «flexible» de Red Bull — il offrirait des avantages aérodynamiques importants en ligne droite — puis Red Bull a accusé Mercedes d'avoir son propre aileron avant discutable.

Ferrari a complètement évité le débat et a gagné la pole, bien que Leclerc doute qu'il puisse convertir cela en une victoire, dimanche.

«Je pense qu'il va être difficile de garder ces deux-là derrière moi», a-t-il admis.

Le manque de rythme de Mercedes vendredi avait suscité des spéculations selon lesquelles ce pourrait même être un défi d'accéder à Q3. Au final, Hamilton a été surpris de voir à quel point sa voiture s'était améliorée, mais son coéquipier Valtteri Bottas ne s'est qualifié que 10e.

«Nous ne nous attendions certainement pas à cela parce que nous avons lutté comme vous ne pouvez pas l'imaginer tout le week-end. Nous avons continué à avoir des discussions difficiles en coulisses et à nous mettre au défi les uns les autres, et nous n'avons jamais lâché. Nous avons fait tellement de changements, au cours de ces deux jours.»

Pierre Gasly de l'équipe sœur de Red Bull, AlphaTauri, a causé la surprise en se classant quatrième, à deux millièmes de seconde de Verstappen. Le coéquipier de Verstappen, Sergio Perez, n'a pas eu autant de chance. Le pilote mexicain a été le plus rapide des trois séances d'essais et devait se battre pour la pole, mais il s'est plutôt contenté de la septième place.

Stroll à la faute

Le Québécois Lance Stroll (Aston Martin) et Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo) ont tous les deux heurté le muret à la sortie du virage no 15 en Q1, sans avoir inscrit un chrono. Daniel Ricciardo (McLaren) a lui aussi été piégé au même endroit en Q2.

«C'était de ma faute, et je me suis excusé auprès de l'équipe, a reconnu Stoll. Le virage 15 est un virage difficile, comme nous l'avons vu tout le week-end. Vous freinez sur la droite, ce qui signifie qu'il est facile de bloquer le pneu avant droit au freinage.

«Avec un vent arrière comme aujourd'hui, vous pouvez être pris au dépourvu. Je suis entré dans le virage trop vite et j'ai bloqué le pneu alors que j'étais déjà engagé. Je suis évidemment frustré.»

Stroll, sur le podium en 2017 à Bakou avec Williams, ne désespère pas pour la course.

«L'objectif est de rebondir demain. Vous pouvez doubler ici, donc nous allons essayer de remonter le peloton autant que nous le pouvons dans la course.»