Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Kim Boutin
Kim Boutin

Chapeau les filles!

Isabelle Gagnon
Isabelle Gagnon
Collaboration spéciale
Article réservé aux abonnés
Les athlètes féminines du Québec ont attiré mon attention pour cette dernière chronique de l’année 2020. Malgré l’année particulière que nous venons de traverser, plusieurs ont fait bonne figure sur différents plans, et peuvent nous servir d’exemple. Malheureusement, elles ne pouvaient pas être toutes citées, mille excuses! En voici quelques-unes, qui donnent des frissons pour leur parcours tant athlétique que personnel. Elles nous démontrent bien que le Québec peut être fier du potentiel existant, tous sports confondus.

Kim Boutin, patinage de vitesse

La Sherbrookoise évolue en patinage de vitesse courte piste. Comme tous les athlètes, la motivation n’était pas optimale pour l’entraînement.

Par contre, elle a renoué avec ses études en éducation spécialisée, lesquelles l’ont fait réfléchir à une façon de jumeler l’école et son expérience d’athlète. Avec en mire un objectif ultime d‘une qualification pour les Jeux olympiques d’hiver de Pékin 2022, elle a repris l’entraînement en août dernier avec l’équipe nationale, à Montréal.

Ceci signifiait: s’habituer à s’entraîner avec le port du masque et pas de championnats du monde, qui seraient plutôt remplacés par des simulations de compétitions durant les séances. Kim a remporté plusieurs médailles lors de différentes Coupes du monde et aux Jeux de Pyeongchang. Pékin, les prochains?

Valérie Maltais, patinage de vitesse

La patineuse de vitesse courte piste a fait sa marque. Cette olympienne de trois Jeux olympiques et ex-athlète de patinage artistique a remporté plusieurs honneurs aux compétitions individuelles et en équipe au 500, 1000 et 1500 mètres courte piste. Passionnée de nutrition, son champ d’études, elle a une devise: «Tout arrive pour une raison».

Valérie Maltais

Depuis 2019, elle a chaussé ses patins pour un virage sur longue piste, où elle s’est qualifiée rapidement pour les épreuves de Coupe du monde. Sera-t-elle de ses quatrièmes Jeux, à Pékin en 2022?

Ève Gascon, hockey

Toujours sur la glace, mais cette fois au hockey féminin, Ève Gascon est une gardienne de but qui se démarque à repousser constamment les limites. Une fois son diplôme obtenu en sciences humaines au Cégep St-Laurent, elle rejoindra en 2022 ou 2023 les Bulldogs de l’Université du Minnesota à Duluth, en première division de la NCAA aux États-Unis.

Ayant pris part aux activités de la Ligue midget AAA avec les meilleurs garçons de sa catégorie d’âge, Ève est particulièrement fière d’avoir vécu sa première expérience à l’international au Championnat du monde féminin U18, malgré le fait qu’elle fut tenue loin des patinoires, COVID-19 oblige.

Ève Gascon

Linda Morais, lutte

En lutte, Linda Morais, médaillée d’argent aux Jeux de la Francophonie en 2017 et d’or aux Universiades de 2018, a gagné les essais olympiques canadiens pour les Olympiques de Tokyo, chez les 59 kg et moins.

Malgré la situation, elle a maintenu ses entraînements en les adaptant. Elle en a aussi profité pour suivre des cours intensifs afin d’avancer sa maîtrise en éducation à l’Université de Montréal. Elle aimerait enseigner au secondaire en sciences et en technologies. Son objectif via cette carrière, susciter des passions chez les jeunes.

Linda Morais

Kim Clavel, boxe

Kim Clavel, au front en tant qu’infirmière et face au combat comme pugiliste, a remporté son dernier duel le 28 novembre au Mexique.

Kim Clavel

Beaucoup d’entraînements adaptés, qui suivent la tangente créative des autres athlètes pour y parvenir. Kim a reçu le prix pour son engagement communautaire en juin dernier et n’a qu’un seul objectif sportif en tête: devenir championne du monde de sa catégorie.

Aurélie Rivard, paranatation

En milieu aquatique, Aurélie Rivard, une paranageuse appuyée dans ses projets par sa sœur jumelle, a goûté a eu une révélation majeure pour son sport à l’adolescence.

Détenant un parcours remarquable de médailles, de performances et de bravoure, ses résultats sont une douce revanche face à l’intimidation vécue au secondaire, qui avait failli la faire abandonner.

Aurélie Rivard

Elle est l’une des para-athlètes les plus décorées de l’histoire canadienne. Aurélie peaufine son entraînement avec le Club de natation de Québec (CNQ) dans son dernier droit vers les Jeux paralympiques de Tokyo, 2021!

Jennifer Abel, plongeon

Toujours dans l’environnement aquatique, soit en plongeon, Jennifer Abel fut également déstabilisée par le confinement. Loin de la piscine, elle tira profit du contexte en s’entraînant différemment avec son partenaire de vie.

Jennifer a pu reprendre ses entraînements plus spécifiques en juin. Elle fut agréablement surprise de ses performances avec moins d’heures d’entraînement, ce qui lui procura plus de repos et la chance de passer plus de temps avec sa belle-fille qu’elle adore.

Déjà quatre Jeux à son actif. Ceux de Tokyo pourraient être ses derniers.

Jennifer Abel

Des athlètes en course à pied

En course à pied, quelques athlètes figurent sur le palmarès.

Catherine Léger pratique la course depuis l’âge de 12 ans. L’athlète de piste et étudiante au Cégep St-Laurent en sciences de la nature s’est déjà démarquée au 200 m, au 400 m et au 4X100 m relais chez les moins de 20 ans.

Elle vise de se tailler une place sur l’équipe nationale de réserve de Tokyo 2021 et s’est déjà vue offrir des bourses par des universités américaines, entre autres par UCLA, ou encore Guelph en Ontario.

En course sur route, c’est Stéphanie Simpson, coureuse d’Ultra marathon de 34 ans, qui a attiré davantage l’attention. Maman et courtière hypothécaire, elle a réalisé son meilleur ultra à vie en arrêtant le chrono à 43 heures pour un total de 288 km.

Toujours en course sur route, sur la distance marathon, Élissa Legault, qui vient tout juste d’entrer dans la catégorie des 25-29 ans, a couru un impressionnant marathon (Waterloo) sous la barre du 2 h 40 min (2 h 39 min 07 sec). Diplômée du HEC, la jeune coureuse de Montréal a obtenu un chrono de 34 min 38 sec au 10 km de la Soirée Rouge et Or en août.

Sans oublier l’expérimentée Mélanie Mayrand qui, à son quatrième marathon à vie, signe un 2 h 33 min 20 sec. Depuis, cette infirmière praticienne d’une trentaine d’années cumule les résultats impressionnants. Elle souhaiterait devenir maman avant d’aller aux JO de Paris en 2024 et tenter de battre le record de Jacqueline Gareau, établi en 1980 au marathon (2 h 29 min 28 sec).

...Et en cyclisme

Pour compléter, le cyclisme est en progression chez les dames. Voici quelques résultats.

Sur la piste, Lauriane Genest, 22 ans, avec son laissez-passer pour les Jeux de Tokyo en poche, a connu une saison de rêve sur le circuit de la Coupe du monde.

En cyclocross, Maghalie Rochette a terminé le circuit de la Coupe du monde en troisième position, en plus d’être sacrée championne canadienne et panaméricaine. Malheureusement, cette discipline ne figure pas encore aux Olympiques.

En route, Karol-Ann Canuel, spécialiste du contre-la-montre individuel, a connu sa meilleure performance de la saison en août avec une neuvième place lors d’une épreuve du World Tour, en Italie. Elle sera des Jeux de Tokyo également.

Magdeleine Vallières-Mill, 18 ans à peine et étudiante en sciences de la nature à Sherbrooke, fait partie des équipes nationales de développement en route et montagne, ainsi que nationale en cyclo-cross.

Pour couronner cette discipline, en paracyclisme, Marie-Claude Molnar, membre de l’équipe canadienne depuis 11 ans, a terminé 10e au 500 mètres sur piste aux Championnats du monde sur piste de janvier 2020. L’athlète de 37 ans ne vise rien de moins qu’une troisième participation aux Jeux paralympiques.

Nous pouvons être fiers de nos athlètes féminines de pointe au Québec. Elles vivent, comme nous, avec des déceptions et des réajustements qui forgent leur force de caractère et leur personnalité…