Paul-Arthur Hamelin prend un soin jaloux de la patinoire à Champlain.

Champlain dans les ligues majeures!

Champlain — C’est un projet qui est né autour d’une bière, dans le décor enchanteur d’une arrière-cour donnant sur le fleuve St-Laurent. Trois ans plus tard, ce projet de trois amis est l’un des endroits les plus populaires de Champlain!

La patinoire aménagée sur le terrain de Bruno St-Onge vaut le détour. En circulant sur la rue Notre-Dame Est en direction du coeur du village, elle est difficile à manquer, surtout les soirs de matchs, avec ses réflecteurs. On aurait tendance à croire qu’il s’agit de la patinoire municipale de Champlain, mais non. C’est bien celle de l’homme d’affaires derrière l’entreprise Antirouille Métropolitain.

Dans les faits, ça devrait donc être une patinoire privée. Dans la réalité, c’est une autre histoire. Les enfants du village peuvent s’y rendre n’importe quand, après l’école ou lors des journées pédagogiques. Les mardis et jeudis soirs sont réservés pour la ligue de garage. Des hockeyeurs de 24 à 72 ans se donnent alors rendez-vous pour une partie sous les étoiles et les lumières.

Des bancs de joueurs ont été aménagés et une chambre chauffée est mise à la disposition de tous. Question de pouvoir s’adonner au hockey jusqu’aux petites heures de la nuit, la ligne rouge du centre est éclairée. Impossible de perdre la rondelle des yeux avec autant de lumière!

Un tableau indicateur a même été installé aux abords de la patinoire.

«Nous avons construit et peinturé les bandes chez moi», explique Paul-Arthur Hamelin, qui a vendu une partie de son terrain à son ami Bruno St-Onge pour que celui-ci réalise son rêve de créer une patinoire qui a toutes les allures d’un aréna de quartier, le toit en moins.

«Ça lui prenait une maison à Champlain pour construire sa patinoire, alors il a acheté un chalet à côté de chez moi. Par la suite, je lui ai vendu une partie de mon terrain. La prochaine étape consiste à demander un permis à la municipalité pour ajouter un toit. Oui, on veut un toit!»

On comprendrait St-Onge et Hamelin de vouloir garder ce petit bijou pour eux et leurs proches. Après tout, c’est leur argent qui a été investi dans cette aventure. Mais c’est bien mal connaître les deux hommes. Lors du passage du Nouvelliste par un temps pluvieux, une jeune fille arrivait à la patinoire après sa journée d’école.

«Les portes ne sont jamais barrées ici, les gens peuvent venir quand ils veulent. On a beaucoup de plaisir! Bruno a pensé a tout. Il voulait qu’on reproduise les couleurs des bandes comme celles du Centre Bell!»

La ligne rouge du centre de la patinoire est éclairée, ce qui donne une perspective différente lors des matchs amicaux tenus en soirée.

Si Bruno St-Onge s’occupe de tout le volet financier de la patinoire, Paul-Arthur Hamelin veille à son entretien. «Un beau projet de retraite», sourit le principal intéressé, qui estime passer entre 15 et 18 heures par semaine sur la glace. Michel Rivard a aussi prêté main-forte à ses amis dans l’élaboration de la patinoire, qui remplit ce trio de fierté.

«Bruno espère pouvoir la léguer à la municipalité un jour, quand ce sera trop d’entretien pour nous. L’important, c’est qu’elle reste aussi belle.»

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