Carrie-Ann Auger

«C'est une expérience unique»

Carrie-Ann Auger vit présentement une aventure que la majorité des joueuses de son âge n'ont jamais eu la chance de vivre dans une carrière de basketball.
La Trifluvienne se retrouve présentement de l'autre côté de l'océan Atlantique, à Abidjan en Côte d'Ivoire, afin de prendre part au grand rendez-vous des Jeux de la francophonie.
Que ce soit dans les rangs secondaires ou au collégial, Auger a toujours été considérée comme une leader incontestée dans les équipes pour lesquelles elle a évolué. Son rôle au sein d'équipe Canada-Québec est cependant bien différent de celui dont elle est habituée de remplir.
À 19 ans seulement, Auger est le bébé de la formation féminine de basketball. La joueuse par excellence de la division 1 du RSEQ l'an dernier voit peu d'action depuis le début de la compétition. Lors des trois premiers duels des siennes, elle a été utilisée en moyenne durant un peu plus de cinq minutes par rencontre par son entraîneur Guillaume Giroux.
«Je savais à quoi m'en tenir lorsqu'on m'a dit que j'irais en Côte d'Ivoire. J'ai la chance de partager un moment inoubliable avec des gens exceptionnels, c'est tout ce qui compte», évoque-t-elle.
L'ancienne meneuse des Diablos a toujours été reconnue comme étant une personne avec de l'énergie à revendre et avec du caractère. Même si elle passe la majeure partie des rencontres sur le banc, elle tente de faire du mieux qu'elle peut pour aider son équipe.
«J'essaie d'amener mon énergie autrement. J'encourage beaucoup les filles sur le jeu et je garde une attitude positive en tout temps. Lorsque Guillaume a besoin de moi sur le terrain, que ce soit pour 30 secondes ou deux minutes, je vais me donner à fond».
Malgré le fait qu'elle ne joue pas énormément, Auger estime qu'elle s'améliore grandement en évoluant avec des coéquipières plus vieilles qu'elle. Celle qui s'alignera avec le Rouge et Or de l'Université Laval l'an prochain décrit cette expérience comme un bon tremplin pour son entrée au niveau universitaire.
«Les filles agissent un peu comme des grandes soeurs pour moi, j'apprends beaucoup d'elles. C'est vraiment une expérience unique qui me sera très utile pour passer au calibre supérieur».
Accueillants ces Ivoiriens
Si vous lui posez la question, elle vous répondra que les Ivoiriens savent donner une fête. Depuis le début de son séjour en Afrique, l'athlète est impressionnée par l'ambiance et l'esprit de camaraderie qu'il y a là-bas. 
«Les gens sont super accueillants ici. Ils sont très chaleureux et s'assurent constamment que nous nous sentions confortables, explique Auger.
«La nourriture est très bonne, nous avons goûté à différents mets que nous ne mangeons pas au Québec. C'est bien d'en apprendre sur la culture de la place et celle des autres pays».
Match important vendredi
À la suite d'une journée de repos, Auger et l'équipe féminine de basketball seront de retour au travail vendredi, à 10h30, heure du Québec, à l'occasion de leur match de demi-finale face à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Si elles parviennent à renverser la formation belge, les représentantes de l'équipe Canada-Québec participeront à leur première finale de l'histoire des Jeux de la Francophonie.