Le lanceur Kevin McNorton sera un élément-clé des Aigles de Trois-Rivières cette saison.

«C’est un honneur pour moi»

Trois-Rivières — Depuis qu’il est débarqué à Trois-Rivières au milieu de la saison 2017, le lanceur Kevin McNorton ne cesse de gravir les échelons chez les Aigles. Releveur en 2017 et cinquième partant en 2018, il devrait être l’as de la rotation du gérant T.J. Stanton au début de la saison qui s’amorcera dans deux semaines.

Fraîchement arrivé en sol trifluvien afin de prendre part au camp d’entraînement qui se mettra en branle lundi, l’artilleur droitier de 6 pieds et 6 pouces se dit très heureux de la confiance que lui donne son patron à l’aube de la nouvelle saison dans la Ligue Can-Am. Selon lui, sa tenue l’an dernier, notamment pendant les séries éliminatoires, a joué en sa faveur. Rappelons que son gérant avait préféré lui confier la balle plutôt qu’au vétéran Yender Caramo dans un match sans lendemain face au Miners de Sussex County, mission qu’il avait relevée avec brio et qui avait permis aux Aigles de rester en vie.

Par contre, celui dont la chevelure ressemble étrangement à celle du lanceur étoile des Mets de New York, Noah Syndergaard, ne compte pas s’asseoir sur ses lauriers et tenir ce rôle pour acquis. Au contraire, il envisage tout faire ce qui est en son pouvoir afin de donner raison à l’état-major d’avoir cru en lui.

«C’est un honneur pour moi d’être un leader ici. Mais je ne dois pas me fier sur ce que j’ai fait la saison dernière. Je dois recommencer et bien lancer dès le début de la saison», indique celui qui aidera Stanton dans l’enclos des lanceurs en plus de ses responsabilités de joueur.

Contrairement à plusieurs de ses coéquipiers, McNorton n’a jamais eu la chance d’évoluer dans le baseball affilié avant de joindre les Aigles. N’étant pas doté du bras le plus puissant, le lanceur originaire de l’Alabama n’a jamais réussi à attirer les regards des recruteurs du Baseball majeur. Il a donc dû adapter sa façon de lancer afin de pallier cette lacune et poursuivre sa carrière après son stage universitaire. Pouvant compter sur trois lancers à effet en plus de sa balle rapide, il est également en mesure de changer sa motion, ce qui lui permet de bonifier son arsenal. Cette approche plaît d’ailleurs tout particulièrement au gérant Stanton.

«C’est un gars très intelligent. Il peut adapter ses lancers tout dépendant d’où le match est rendu. Il mérite ce qui lui arrive», souligne celui qui en sera à sa troisième saison complète à la barre des Aigles.

Baseball affilié un jour?

Âgé de 27 ans, McNorton est bien conscient que ses chances sont très minces de pouvoir graduer dans le baseball affilié un jour. Même s’il espère encore réaliser ce rêve de jeunesse, il ne se fait pas d’illusions et confie que sa situation actuelle le satisfait pleinement.

«Pour moi, jouer au baseball et être payé pour le faire, c’est un privilège, que ce soit dans l’affiliée ou l’indépendant. Je suis très chanceux de me lever tous les matins et de me rendre au stade pour jouer au baseball, surtout à 27 ans», reconnaît-il.