L’entraîneur-chef des Électriks du Cégep de Shawinigan Guy Bergeron.

«C’est permis de rêver maintenant»

Shawinigan — Même si sa formation n’a pas remporté un match depuis le premier de leur saison initiale en 2015, l’entraîneur-chef des Électriks du Cégep de Shawinigan, Guy Bergeron, entrevoit tout de même l’avenir avec optimisme.

Alors qu’il espère que ses protégés termineront la présente saison avec leur première victoire samedi après-midi alors qu’il recevront la visite des Cheminots du Cégep de Saint-Jérôme, le vétéran entraîneur se dit encouragé par les progrès qu’a faits son équipe tout au long des derniers mois, et ce, même si elle les a passés dans les bas-fonds du classement de la division 3 du réseau québécois de football collégial.

«Nous sommes la meilleure défensive contre le jeu au sol. Le problème, c’est que nous sommes la pire contre la passe! Mais nous le savions que nous allions être plus faibles dans cet aspect du jeu car nous avions peu d’expérience chez les demis défensifs», reconnaît-il candidement.

Par ailleurs, le champ arrière défensif n’est pas le seul endroit où la formation shawiniganaise aligne plusieurs recrues. Dans le cadre d’un plan de trois ans, coach Bergeron et son équipe et son personnel d’entraîneurs – qui est notamment composé des bien connus Martin Croteau et Jean Boutet – plusieurs joueurs de première année ont été désignés comme partants à des positions-clés dès le début de la saison.

«Nous avons notamment des recrues comme quart-arrière, demi de sûreté et secondeur du côté fort du terrain. Au camp d’entraînement, ils étaient juste un peu moins ou aussi forts que les vétérans. Comme ils vont être avec nous pendant encore deux ou trois ans, nous avons décidé de leur faire prendre de l’expérience», explique-t-il.

Par contre, aligner autant d’athlètes sans ou avec peu d’expérience peut entraîner son lot de désagréments coûteux en situation de match. Les Électriks écopent notamment de nombreuses pénalités depuis le début de la saison.

«Nous sommes indisciplinés. Mais ce sont des erreurs de jeunesse. Nous n’écopons pas plus de pénalités pour rudesse ou inconduite que les autres», précise l’enseignant qui roule sa bosse dans le football depuis plus d’une vingtaine d’années.

Jumelées avec le fait que la quasi-totalité des joueurs sont encore avec l’équipe en cette fin de saison – une amélioration majeure comparativement aux années précédentes –, les décisions découlant du plan de trois ans laissent donc entrevoir un avenir meilleur.

«C’est permis de rêver maintenant», lance spontanément l’entraîneur.

Responsable du programme depuis sa création en 2015, Bergeron se voit très bien poursuivre l’aventure pendant plusieurs années encore. Entouré maintenant d’adjoints avec qui il a connu du succès, et traversé des tempêtes, dans le passé, il se dit très à l’aise à la tête de l’équipe.

«Si la direction du Cégep veut encore de moi, je vais continuer», laisse-t-il tomber.

Les Diablos à Sherbooke

De leur côté, les Diablos du Cégep de Trois-Rivières seront à Sherbrooke, samedi après-midi, afin d’y affronter les Volontaires. Grâce à leur victoire face à Édouard-Montpetit la semaine dernière, les hommes de François Dussault sont assurés de disputer le premier match des séries éliminatoires à domicile.