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Auston Matthews
Auston Matthews

Ce talent qui fait la différence

Matthew Vachon
Matthew Vachon
Le Nouvelliste
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COMMENTAIRE / Lorsqu’il s’est amené en zone du Canadien et que la rondelle est apparue sur son bâton, Auston Matthews n’a eu besoin que d’une fraction de seconde pour dégainer et, sans même regarder, envoyer le disque au fond du filet. Ce but s’est finalement avéré celui de la victoire dans ce gain de 4 à 1 des Maples Leafs de Toronto.

Grâce à son arme redoutable, Matthews secouait les cordages pour une 35e fois en 45 parties seulement cette saison. Il est, sans surprise, celui qui trône au sommet de la Ligue nationale de hockey (LNH) à ce chapitre. Cette capacité de Matthews à faire scintiller la lumière rouge découle d’un immense talent et elle représente un avantage colossal pour les Torontois. Il n’a besoin que d’un lancer et de peu d’espace pour créer une étincelle chez son équipe. Évidemment, l’Américain de 23 ans est admirablement entouré avec des joueurs comme Mitch Marner, William Nylander (un but ce soir), John Tavares et Morgan Rielly pour diversifier les responsabilités offensives. Le trio composé de Matthews, Marner et Nick Foligno s’est d’ailleurs bien amusé en contrôlant sans trop de peine la rondelle dans le territoire adverse tout au long de la soirée.

Présentement, c’est précisément ce qui manque aux Montréalais, ce fameux talent de niveau élite qui foisonne chez les Leafs. Il est vrai que le Tricolore se débrouillait sans Brendan Gallagher, Tomas Tatar, Paul Byron et Jonathan Drouin en attaque. Par contre, pour réellement aspirer aux plus hauts sommets de la LNH, le Canadien a besoin de ces joueurs de la trempe de Matthews et compagnie. Dans les dernières années, chaque formation qui a remporté la coupe Stanley misait sur de tels joueurs. Ce sont eux qui font la différence lorsque la situation l’exige. On sent que c’est véritablement à cet endroit que le bât blesse à Montréal, car en termes de profondeur, l’équipe mise sur une profondeur qui n’a rien à envier aux meilleures équipes de la ligue. Le problème se situe plutôt au sommet de l’échiquier offensif. La direction du club espère bien qu’un de ces jeunes loups pourra un jour s’élever au niveau des gros canons torontois afin de passer à l’échelon supérieur.

Le pouvoir des mots
En terminant, voici un petit mot sur la situation de Jonathan Drouin. Le hockeyeur québécois, cible des plus virulentes critiques de la part des partisans depuis le début de la saison, s’absentera pendant une période indéterminée pour des motifs personnels qui n’ont pas été dévoilés. Certes, il est possible de spéculer sur ce qui se passe avec Drouin, mais la plus importante chose à retenir, c’est l’impact majeur que peuvent avoir les mots. Les athlètes professionnels sont conscients que leurs performances seront analysées et décortiquées de toutes les façons inimaginables, surtout à Montréal.

Cependant, quand les commentaires deviennent des insultes personnelles, qui n’apportent rien de constructif, il s’agit là d’un manque flagrant de jugement. Les joueurs disent souvent qu’ils ne se laissent pas atteindre par ce qui se raconte à leur sujet, mais rien ne saurait être plus faux. Ces professionnels demeurent des humains qui peuvent être affectés à long terme par ces paroles indécentes partagées à outrance dès qu’il est question de leur rendement. Chaque amateur a un devoir de jugement envers ce qu’il s’apprête à écrire.

Le hockey reste un divertissement. Dans ce si beau sport, il n’y a rien qui exige l’utilisation d’une telle haine envers les artisans de ce spectacle sur les médias sociaux. Rien du tout.