Même s’il a cédé deux fois devant Patrick Kane dimanche, Carey Price a eu le dernier mot dans une victoire de 3-2 du Canadien aux dépens des Blackhawks.

Catastrophe évitée

COMMENTAIRE / Au cours des dernières années, arracher deux points à Chicago valait son pesant d’or. Cette saison, c’est plutôt monnaie courante.

Le Canadien a donc évité une catastrophe, dimanche soir face aux Blackhawks, la pire équipe de la Ligue nationale de hockey.

Car oui, malgré les Patrick Kane, Jonathan Toews, Duncan Keith, Brent Seabrook et Corey Crawford, ça patauge dans les bas-fonds cet hiver dans la ville des vents.

Malgré tout, le Tricolore a eu besoin d’un Carey Price au sommet de son art pour quitter la patinoire avec la victoire.

À vrai dire, le Canadien a pratiquement tout fait ce qu’il pouvait pour perdre ce match. En avant 2-0, la bande à Claude Julien était en plein contrôle. Puis, une bête pénalité à Shea Weber a d’abord redonné vie aux Blackhawks. Un doublé de Kane plus tard et le duel s’est drôlement compliqué.

En troisième période, le Bleu-blanc-rouge a passé 10 minutes (!) à court d’un homme. Sa Sainteté Carey a donc dû repousser 17 rondelles pour garder son équipe dans le coup. Confronter à répétition les Kane, Toews, DeBrincat et Keith aux Chaput, Byron, Danault et Shaw est rarement un gage de succès. Il aura fallu du grand Price pour survivre.

À l’autre bout, ce n’était guère mieux. Lorsqu’il a eu l’occasion d’achever son rival, avec plus d’une minute à cinq contre trois, le Tricolore a fait patate.

Il aura fallu une déviation inespérée de Tomas Tatar en toute fin de troisième période pour permettre aux Glorieux de pousser un soupir de soulagement.

Alors autant le Canadien a été convaincant face aux Sénateurs lors de ses deux victoires précédentes, autant il a été décevant contre des Hawks en pleine déroute.

Ceci dit, il n’y a rien de mal à ce qu’un gardien vole un match. Le Canadien s’est fait jouer ce même genre de tour au cours des derniers jours. Par contre, avoir besoin d’un gardien magistral pour vaincre la pire équipe du circuit Bettman n’a rien de trop encourageant...

On prend les deux points et on passe à autre chose? Bonne idée.