William Veillette se démarque par son intensité depuis le début de la saison.

William Veillette a fait ses classes

SHAWINIGAN — Contrairement à la plupart de ses coéquipiers de 17 ans de l’édition actuelle des Cataractes, William Veillette n’a pas joué dans la LHJMQ la saison dernière, prolongeant plutôt d’une campagne son stage midget AAA. À la lumière de ses récentes performances toutefois, rien n’y paraît: le jeune homme de la rive sud de Québec joue comme un vétéran jusqu’à maintenant.

Pendant que les jeunes Cataractes apprenaient à la dure en 2018-19, Veillette et ses partenaires des Chevaliers de Lévis brûlaient le circuit de développement midget AAA: 41 victoires en 42 matchs de saison régulière!

En plus, il fut invité à prendre part au Défi mondial des moins de 17 ans, à l’image de trois autres joueurs des Cataractes qui, eux, étaient déjà en pension à Shawinigan.

Bref, même s’il n’a touché à la glace que le temps de six matchs dans la LHJMQ l’an dernier, Veillette a fait le plein d’expériences enrichissantes. Surtout, il a été un membre important du club lévisien, l’un des plus dominants de l’histoire du midget AAA québécois, et ce malgré une déception en séries éliminatoires.

Dans les circonstances, il n’est guère surprenant de voir comment Veillette s’est rapidement adapté à son nouvel environnement. Avec la pédale au plancher, de bonnes choses arrivent. Il peut en témoigner.

«Je me souviens être sorti du bureau de Martin Mondou assez déçu il y a un an. Avec le recul par contre, je pense que ç’a été une bonne affaire pour moi», estime Veillette.

«Je crois avoir compris pendant mon année à Lévis quel genre de joueur je devais devenir, quel serait mon style. Avant ça, je ne savais pas trop quel genre de joueur j’étais.»

Veillette a également amélioré son coup de patin, une nécessité pour suivre le rythme à l’échelon suivant. «Je suis content du chemin parcouru. Gagner 41 matchs sur 42, c’est quelque chose qu’on ne reverra peut-être plus et dont on pourra encore se parler dans 10 ou 20 ans! On a pris les moyens pour connaître du succès, tous ensemble. J’espère avoir de beaux moments aussi à Shawinigan.»

Il retrouve Olivier Nadeau dans le vestiaire, son coéquipier chez les Chevaliers l’an dernier. «C’est certain que ça clique avec lui, on a tissé des liens. Mais de façon générale je suis content de la manière dont je me suis adapté à la LHJMQ.»

Son entraîneur Daniel Renaud ne tarit pas d’éloges à son endroit. Créer des lignes de passes, provoquer des revirements, améliorer le temps de possession des Cataractes avec la rondelle: voilà comment Veillette s’implique depuis le lancement des hostilités.

«Il a joué un rôle majeur dans les succès de Lévis, il a grandi en vivant plusieurs situations, dont le Défi mondial et la séquence de victoires des Chevaliers. William est un joueur intelligent et intense. En temps normal, ça amène beaucoup d’efficacité!»

Alors pourquoi a-t-il dû patienter une année de plus avant de faire le saut à temps plein chez les Shawiniganais? «Il aurait mérité sa place dès l’an passé. Par contre, il a manqué une bonne partie de son année de 15 ans dans le midget AAA, alors on pensait que c’était une bonne chose pour lui de rester là-bas à 16 ans.»

Renaud croit au potentiel offensif de son poulain. «J’ai rarement vu, à 17 ans, un gars avoir un lancer aussi rapide en mouvement. Au camp, il est celui qui nous a le plus surpris en fonction des attentes qu’on avait.»

On a beaucoup parlé, avec raison, du gardien Antoine Coulombe pour expliquer l’ascension des Cataractes en ce début de saison. Mais Coulombe mise sur un club soudé, fier de sa défensive devant lui. Veillette en est un bon exemple.

«L’échec avant et les replis défensifs font partie des succès», plaide Renaud.

Gatineau en ville

Les Cataractes renouent avec leurs partisans samedi après-midi, alors que les Olympiques de Gatineau seront en ville. Lundi, jour de l’Action de grâce, les Remparts de Patrick Roy visiteront Shawinigan.