Vasily Ponomarev était le premier joueur de centre de l’équipe russe lors de la Coupe Hlinka-Gretzky, il y a quelques semaines à peine. Il représente l’un des beaux espoirs de son pays.

Vasily Ponomarev est arrivé à Shawinigan

Shawinigan — L’attente est enfin terminée pour les partisans des Cataractes. Dans les prochains jours, ils auront la chance d’assister aux premiers coups de patin du Russe Vasily Ponomarev, qui a choisi leur équipe favorite pour poursuivre son cheminement vers son but ultime, la LNH.

Choix des Cataractes au dernier repêchage des joueurs européens de la Ligue canadienne de hockey, le centre de 17 ans est arrivé à Shawinigan au cours des dernières heures avec une réputation enviable.

Il y a trois semaines à peine, il pilotait le premier trio de la Russie à la Coupe Hlinka-Gretzky, lors de cet important rendez-vous international en République tchèque. Ponomarev a d’ailleurs inscrit deux points en finale, dans la victoire de ses compatriotes face au Canada de Mavrik Bourque, qui deviendra un de ses coéquipiers chez les Cataractes.

«Je suis très excité. J’ai reçu plusieurs messages de partisans des Cataractes après le repêchage, j’ai tout de suite senti leur enthousiasme», a partagé le jeune homme lundi, un peu nerveux, mais visiblement heureux de son choix d’opter pour la LHJMQ.

«Oui, c’était ma meilleure option. Il y en avait plusieurs sur la table, mais je sais que les Cataractes auront une bonne équipe et je veux participer à ça. Ce club m’aidera à atteindre la LNH.»

L’un des hockeyeurs russes les plus connus et appréciés à Shawinigan, Anton Zlobin, a d’ailleurs vendu la cause de son ancienne équipe à Ponomarev. «Je ne le connais pas beaucoup, mais s’il a pris la peine de m’écrire, c’est qu’il a aimé son expérience ici.»

Ponomarev devient plus loquace quand on l’invite à se décrire en tant que joueur. «Sidney Crosby a toujours été mon joueur préféré. Je suis un centre assez complet, bon dans toutes les zones et je m’inspire beaucoup de Crosby dans sa préparation, dans la façon qu’il a de prendre soin de lui.»

Le mois dernier, celui qui endossera le maillot au numéro 92 a pu s’entretenir brièvement avec Bourque, au terme de la finale remportée par les Russes devant nos représentants. «J’ai dit à Mavrik que j’arriverais à Shawinigan durant le calendrier préparatoire et j’ai tenu ma promesse!. Nous aurons un bon groupe et si l’équipe a du succès et que je participe à ces succès, mes chances d’être repêché tôt augmenteront en juin.»

Un jeune à son affaire

Aussitôt débarqué en ville, Ponomarev a pu rencontrer les dirigeants des Cataractes, dont l’entraîneur-chef Daniel Renaud. Celui-ci admet être encouragé par la personnalité du Russe.

«Je n’ai pas le choix de dire que j’ai aimé ce que j’ai vu jusqu’à présent. Ça ne fait qu’une douzaine d’heures, mais déjà, je suis impressionné par sa routine d’entraînement et son alimentation. Il a un objectif précis et ça paraît.»

La priorité des Cataractes sera de l’intégrer au groupe ainsi qu’au hockey nord-américain. Ponomarev chaussera les patins une première fois avec son entraîneur tôt mardi, avant de rejoindre ses nouveaux coéquipiers en après-midi. «On a déjà pensé à des combinaisons, à savoir avec qui il jouera. On en parle à l’interne tous les jours! Il y a parfois de bonnes surprises au camp alors on va se donner le temps nécessaire.»

Chose certaine, l’état-major à Shawinigan connaît le potentiel de son nouveau rubis. «Il est efficace sur 200 pieds, il a une bonne vision et un bon lancer. Son côté guerrier risque aussi de ressortir du lot, comme on l’a constaté dans les compétitions internationales avec la Russie.»

Ponomarev rejoint, à Shawinigan, une cuvée de joueurs de 17 ans assez talentueux, dans laquelle on compte notamment Bourque, Xavier Bourgault, Charles Beaudoin, William Veillette et le gardien Antoine Coulombe. «On a un bon mélange de jeunes et de vétérans. C’est une situation idéale et on espère qu’après Noël, l’équipe gagnera en confiance en vue des séries éliminatoires.»

Dossier complexe

De son côté, Martin Mondou était ravi de voir Ponomarev se pointer à Shawinigan.

«C’était un dossier vraiment complexe. Un joueur de ce calibre avait plusieurs options. Il aurait pu faire beaucoup plus d’argent, par exemple, en restant en Russie. S’il est ici, c’est parce qu’il croit que c’est le meilleur chemin qui va le mener jusqu’à son but, la LNH. Nous allons tout mettre en oeuvre pour maximiser son développement», a promis Mondou, en reconnaissant que son équipe n’allait pas être perdante au change.

«Je ne veux pas lui mettre de pression, mais c’est un gars qui joue comme Jonathan Toews. Il n’y a pas de zone grise dans son jeu. Il va s’insérer à merveille au sein de notre jeune et talentueux noyau.»

Avec la collaboration de Steve Turcotte