Depuis son arrivée à Shawinigan, Mikaël Robidoux alimente la rivalité avec son ancienne formation des Remparts de Québec.

Une nouvelle rivalité, gracieuseté de Robidoux

SHAWINIGAN — Tigres et Voltigeurs offrent une rivalité géographique aux Cataractes. Les Sea Dogs, parce qu’ils évoluent sur le même cycle depuis 2011, sont eux aussi des rivaux de choix pour la plus vieille organisation de la LHJMQ.

À cette courte liste, il faut maintenant ajouter les Remparts de Québec… depuis la dernière période de transactions. Dans son grand ménage, Patrick Roy a refilé Mikaël Robidoux aux Cataractes contre un choix de quatrième ronde, en plus de placer Xavier Cormier au ballotage, qui s’est également retrouvé en Mauricie.

L’arrivée de Robidoux fait bien paraître Martin Mondou. Le vétéran de 19 ans apporte fougue et combativité aux Cataractes, en plus de donner un coup de main autour du filet ennemi. Un grand frère, en somme. Qui semble s’amuser ferme lorsqu’il croise son ancien club!

Il y a une dizaine de jours, après la Classique hivernale, le nom de Robidoux était sur toutes les lèvres dans le camp des Remparts. En fin de match, il a même été impliqué dans une prise de bec… avec Patrick Roy. «Ce n’est pas la première fois qu’un entraîneur me parle. Quand ça arrive, je me dis que j’ai fait mon travail de la bonne façon, que j’ai réussi à déranger toute l’équipe devant moi», sourit Robidoux, pas mal à l’aise du tout de jouer pleinement son identité face aux Remparts. «À peu près tout le monde a été échangé à Noël à Québec, je ne connais plus beaucoup de joueurs dans l’équipe. C’est devenu un club comme un autre… que je veux battre à tout prix!»

Robidoux s’attend d’ailleurs à un match corsé mercredi soir. Les deux équipes n’ont certainement pas oublié leur dernier rendez-vous. «Et nous avons perdu nos trois derniers matchs, même si nous avons tenu les Voltigeurs jusqu’au bout dimanche. Les Remparts ont eux aussi perdu une couple de matchs en ligne récemment, je suis convaincu qu’ils voudront la victoire autant que nous.»

Pour le vétéran de 19 ans, le défi de mercredi soir est le même à chaque match: savoir tracer la ligne entre fougue et indiscipline. Robidoux traîne huit suspensions à son dossier. Il sait que sa marge de manœuvre est inexistante. «J’ai changé des choses, par exemple j’évite le plus possible de frapper au centre de la glace. Dans le coin, dès que je vois des numéros (sur le chandail), je les évite. Je me gâte un peu plus le long des bandes, quand c’est face à face», lance celui qui a amassé neuf points en 22 matchs depuis son arrivée dans la ville de l’électricité, tout en accumulant 44 minutes de pénalité. «Je sais que je dois faire attention. S’il y a une prochaine suspension, elle pourrait être très longue. De toute façon, je sais que je suis plus utile aux Cataractes sur la glace.»

Ce n’est pas Daniel Renaud qui va le contredire. Si Robidoux a été échangé aux Cataractes, c’est en grande partie parce que Renaud connaissait bien le jeune homme. «J’étais avec lui à ses deux premières saisons à Québec, on a développé une bonne relation. C’est un guerrier, un gars qui permet à ses coéquipiers de prendre 10 livres. Pour une jeune équipe, c’est un bel atout», livre le pilote. «Quand on l’a jumelé à Max-Antoine Mélançon, on a été témoin de son éclosion. Puis ce fut au tour de Jay Martin de bénéficier de sa présence, pour retrouver son rythme. Son énergie est contagieuse…»

Bien sûr, Renaud sait que Robidoux a fait sortir des Remparts de leurs gonds au dernier duel entre les deux équipes. Il n’a pas aimé entendre que le pilote adverse s’était placé au cœur des discussions. «Comme entraîneur, tu n’aimes pas voir les officiels ou même un autre pilote parler à tes joueurs. On en a 20 chacun sous nos ordres, on a en masse de quoi s’occuper!»

Le départ à Coulombe

Après trois départs consécutifs en l’espace de quatre jours octroyés à Justin Blanchette, les Cataractes vont revenir avec la recrue Antoine Coulombe entre les poteaux. «Il a pu prendre un peu de recul au cours de la dernière semaine. Il a travaillé notamment individuellement avec notre entraîneur des gardiens Steve Mongrain. C’est le genre de séance qui fait du bien, à la fois mentalement et physiquement», explique Renaud, qui n’est pas très optimiste sur les chances de Vincent Senez d’effectuer un retour au jeu mercredi. «Il a pris du mieux, mais probablement pas suffisamment pour jouer. On verra dans les dernières heures qui vont précéder le match.»