Dennis Yan a animé le spectacle avec deux buts en troisième période pour offrir aux Cataractes une neuvième victoire d'affilée.

Une neuvième victoire de suite!

Qui stoppera les Cataractes? À sa deuxième chance en moins d'une semaine, le Phoenix a été incapable d'y arriver, battu cette fois au compte de 4-2 devant 3300 personnes comblées au Centre Gervais Auto.
C'est une poussée de deux buts de Dennis Yan en troisième période qui a départagé les deux clubs au tableau indicateur. Même s'il était dominé sur la glace, le Phoenix avait réussi à créer l'égalité en début de troisième. Puis Yan a pris les choses en main, avec deux bijoux qui feront les jeux de la semaine, offrant à Claude Bouchard une neuvième victoire de suite.
«On affontait une équipe qui avait gagné sept de ses huit derniers matchs, ce ne sont pas deux points ramassés par terre. On a donné bien peu de chances de marquer au Phoenix. Ça fait partie de notre identité», faisait remarquer Bouchard, qui assurait ne pas être déçu de ne pas avoir obtenu du renfort de dernière minute via le marché des transactions. «Des clubs se sont améliorés, faut être honnête. On a probablement moins d'attaque que PEI, Saint-Jean et Chicoutimi. Mais nous notre force, c'est notre défensive et il faut encore s'améliorer. À partir d'ici, les matchs seront plus serrés, tous les détails prennent encore plus d'importance. Il faut en être conscient.»
Outre Yan, Samuel Guilbault et Justin Bernier ont marqué les autres filets des vainqueurs, deux joueurs qui ont gagné leurs galons aux yeux de la direction. Bernier disait d'ailleurs lire dans la décision de Martin Mondou de ne pas bouger à la date limite un beau vote de confiance. «C'est le fun de sentir que la direction a confiance en toi», racontait le petit attaquant, qui a gonflé son total à 24 points en 35 matchs. Après un lent départ, Bernier totalise 11 points à ses six dernières sorties. «La différence, c'est la confiance. En début de saison, je ne savais jamais d'un match à l'autre dans quel trio je me retrouverais. Depuis quelques temps, je ne me pose plus de questions, je connais mon rôle. Quant à nos succès collectifs des dernières semaines, il s'explique par le fait qu'on joue bien dans les trois zones. Tout le monde travaille fort. C'est aussi simple que cela.»
Dans l'autre vestiaire, Stéphane Julien parlait d'un match perdu le long des rampes. «La maturité a fait la différence. On a souvent perdu la rondelle dans les bagarres un contre un. J'ai aimé notre deuxième période, en première nous n'avions pas de jambes. Nous sommes restés dans le match jusqu'à la fin mais ce sont deux erreurs qui nous ont coulés en troisième.»
Les Cataractes reprennent le boulot samedi après-midi en recevant la visite du Drakkar de Martin Bernard sur le coup de 16 h.