Cameron Askew a inscrit le seul but des Cataractes dans le match de dimanche.

Un trou de plus en plus profond

Shawinigan — Les Cataractes n’ont pas encore traversé la première moitié de leur saison que, déjà, une participation aux séries semble compromise. En échappant un 11e match à leurs douze dernières sorties face aux Islanders de l’Île-du-Prince-Édouard dimanche, les Cataractes ont maintenant huit points de retard sur les Saguenéens de Chicoutimi, campés au 16e et dernier rang donnant accès aux éliminatoires.

Si la majorité des revers au cours de cette série noire ont été serrés, les Cataractes ont très peu menacé les Islanders qui sont repartis de la Mauricie avec une victoire de 4-1 dimanche après-midi,. 

Pourtant, ils avaient marqué le premier filet du match, l’œuvre de Cam Askew en échappée. Ça s’est gâché par la suite, quand les Shawiniganais ont été incapables de générer quelque chose de potable sur deux jeux de puissance consécutif. Les Islanders, qui traversent actuellement une bonne séquence, ont alors pris le momentum du duel et ils ont lentement mais sûrement fait des dégâts au tableau indicateur. 

L’ex-Cataractes Pascal Aquin a dirigé l’attaque des vainqueurs avec un doublé. Aquin a marqué les deux premiers buts de son club, puis il a été une menace constante autour du filet défendu par Lucas Fitzpatrick, qui n’a rien à se reprocher dans le revers. Comme c’est trop souvent le cas depuis le début de la saison, l’enclave devant Fitzpatrick était aussi accueillante qu’un salon VIP pour les joueurs adverses.

Tirant de l’arrière 3-1 après 40 minutes, les détenteurs du dernier rang au classement général n’ont montré aucun sentiment d’urgence en troisième. Les Islanders ont de leur côté profité d’un double avantage numérique pour porter la marque à 4-1, une scène qui a fait conprendre au 2800 spectateurs au Centre Gervais Auto qu’il n’y aurait pas de remontée spectaculaire. Entre les poteaux des Islanders, Matthew Welsh a bien fait les choses en livrant 32 arrêts à son équipe. Par contre, Welsh a quand même eu la vie facile. Vous n’avez pas assez de vos doigts pour comptabiliser le nombre de tirs des locaux qui l’ont frappé dans la poitrine…

«On attend que nos vétérans se réveillent», vociférait Daniel Renaud en point de presse, une ligne qu’il commence à savoir par cœur. «J’espère que nos gars de 

19 et 20 ans vont se regarder dans le miroir en arrivant chez eux. Je n’ai rien à reprocher aux Martin, Théorêt, Imbeault, Horvat. Jérémy Martin, il a 16 ans, lui? Il y a des gars qui devraient le regarder jouer», poursuivait Renaud en promettant de confier plus de responsabilités à ses jeunes éléments dans les prochaines semaines.

Renaud convenait que ce match avait déraillé avec deux jeux de puissance stériles. «C’était 1-0. On n’a pas été capable d’aller chercher le deuxième but qui aurait pu tout faire débouler. C’est un scénario qui se répète.»

Gabriel Sylvestre se disait pour sa part convaincu que son club allait très bientôt se remettre à placer des points au tableau. «On est malchanceux en ce moment. Les bonds ne sont pas en notre faveur. On travaille fort, la chimie dans la chambre est excellente. Je suis convaincu que ça va virer de bord. On est en train de grandir comme équipe dans cette adversité.»

Dans l’autre camp, Aquin ne cachait pas sa joie d’avoir battu son ancien club. «On vient de disputer un bon match. Le secret de nos succès, c’est le travail. Et le respect du plan de match. Nous le savons que nous ne formons pas l’équipe la plus talentueuse. Mais en travaillant et en respectant les consignes, on arrive à faire de bien belles choses», souriait le patineur de 20 ans.

Son pilote Jim Hulton semblait pour sa part apprécier la récolte des deux points à l’enjeu, alors que les Islanders terminaient un long voyage. «Une victoire sur la route, c’est toujours une belle victoire! Ce n’est pas facile gagner à l’étranger dans notre ligue. Les gars ont joué de façon simple et notre gardien a fait les gros arrêts, comme il le fait depuis le début de la saison pour nous.»

Carnet de notes

Malade, Jérémy Manseau n’a pas été en mesure d’enfiler son maillot dimanche… Changement derrière le banc des Cataractes, Steve Larouche a dirigé les défenseurs face aux Islanders, alors que Rémi Royer travaillait aux côtés de Daniel Renaud avec les attaquants. «On cherche des solutions. Rémi a été très intense derrière le banc avec nos joueurs, Steve a pu amener un coup d’œil différent à notre défensive. On veut s’en sortir, à tous les niveaux nous sommes à la recherche de solutions», concluait Renaud, dont l’équipe doit maintenant se préparer à recevoir la visite des talentueux Mooseheads d’Halifax mercredi.