Les Tigres ont signé un gain de 5-2 face aux Cataractes à Shawinigan, vendredi soir.

Tapis rouge pour les Tigres

Shawinigan — La défaite semble faire de moins en moins mal dans le camp des Cataractes. Les hommes de Daniel Renaud ont subi une septième défaite de suite vendredi soir face aux Tigres de Victoriaville en s’inclinant par la marque de 5-2.

Même s’ils ont pris l’avance 2-0 dès les premiers instants du match, les locaux ont montré peu d’appétit pour se sortir de cette vilaine séquence par la suite. Sans trop de mal, les Félins ont créé l’égalité avant la fin de l’engagement.

Puis, en deuxième, les Cataractes ont déroulé le tapis rouge aux visiteurs. Ils ont d’abord accordé un but en désavantage numérique. Oui, oui, pour un quatrième match de suite! Puis, le capitaine Samuel Blier a offert un double avantage numérique aux Tigres, en frappant le gardien adverse alors que son club se défendait à court d’un homme. Résultat, Ivan Kosorenkov et Dominic Cormier en ont profité pour porter la marque à 5-2.

Cette marque a duré jusqu’à la fin de la soirée. Les Tigres ont continué à attaquer en troisième, mais ils ont été incapables de battre Lucas Fitzpatrick. Au cours de cet engagement, le vétéran de 20 ans Chase Harwell a invité la recrue Frédérick Théorêt à jeter les gants et ce dernier n’a ni reculé, ni mal paru. Ce fut probablement le seul moment de réjouissance des 3200 personnes présentes au Centre Gervais Auto au cours du dernier vingt.

Renaud en furie

Après le match, Renaud n’avait pas trop le goût de s’étendre sur les ratés de son club en avantage numérique. Le pilote recrue relevait plutôt un geste des Tigres durant leur double supériorité numérique qui n’a pas été puni par les officiels Éric Charron et Xavier Labonté. Quelques secondes après avoir vu Gabriel Denis trébucher sur un bâton ennemi, les Tigres portaient la marque à 4-2. «On a pratiqué un nouveau système, on a décidé de se défendre à deux contre cinq», pestait Renaud. «Le match s’est joué là. On était à la même place que les Tigres pour les tirs au but et les chances de marquer. Il y a un geste qui est commis, vu par 3500 personnes en même temps, mais pas par les deux gars qui ont le pouvoir de décerner une punition. C’est incroyable.»

Le pilote recrue n’en avait pas terminé. Renaud n’a pas apprécié que les deux officiels refusent de lui servir des explications après cette séquence controversée, Charron lui tournant carrément le dos à la mise en jeu centrale après le but des Tigres alors que Renaud attendait près de la porte pour faire causette. «C’est un manque de respect de refuser d’expliquer leur façon de voir les choses. J’ai eu beau leur demander poliment de venir, de hausser le ton, de parler encore plus fortement, il n’y avait rien à faire. Les juges de lignes, eux, viennent au banc, mais pour les officiels, c’est trop compliqué», rageait-t-il.

Leon Denny et Alex Plamondon ont inscrit les filets des Cataractes en première. Plamondon a probablement été le patineur le plus actif dans le camp shawiniganais, et il n’avait pas d’explication à donner pour les problèmes… défensifs de l’attaque à cinq. «On pratique pourtant ça durant les entraînements. Chose certaine. On n’abandonnera pas. On y croit encore tous aux séries dans le vestiaire», assurait l’ex-Estacades.

Dans l’autre camp, Louis Robitaille avait peu de choses à reprocher à sa troupe. «On a connu un bon départ même si les Cataractes ont marqué deux buts. J’ai aimé notre force de caractère, qui nous a permis de revenir. Et quand nous avons pris l’avance, nous avons su fermer la porte», analysait le pilote des Félins, en pointant le but inscrit en désavantage numérique comme le point tournant. «On savait que le jeu de puissance des Cataractes était fragile. On a mis de la pression, et ce fut payant.»

Carnet de notes

Les Cataractes vont reprendre le boulot dimanche en recevant la visite de l’Océanic de Rimouski et de son jeune empereur Alexis Lafrenière. Le dernier match entre les deux équipes il y a une dizaine de jours avait été musclé. Vincent Senez s’était d’ailleurs blessé en début de match, rudoyé par quelques patineurs de l’Océanic. Il est toujours coincé à l’infirmerie. «Je m’attends à un autre match physique, intense et émotif. Notre travail, c’est de chercher des solutions et on va continuer de le faire», promettait Renaud...