L’entraînement des Draveurs s’est déroulé dans la bonne humeur, mercredi au Colisée.

S’inspirer de 2013

Trois-Rivières — Vingt-sept points séparent les Draveurs et les Éperviers au classement de la Ligue nord-américaine de hockey. Les premiers adversaires de Trois-Rivières en séries ont fini l’année au premier rang, avec 12 victoires de plus qu’eux. Mais l’entraîneur-chef Alain Côté ne s’en soucie guère. Des surprises, il y en a eu quelques-unes depuis qu’il dirige cette équipe.

Son meilleur souvenir associé aux éliminatoires remonte au printemps 2013. Cette année-là, le Caron et Guay avait sorti l’Isothermic de Thetford, la meilleure formation du circuit, en cinq parties. En prolongation de surcroît!

«Rien ne nous destinait à ça. On avait terminé la saison dans la cave, j’avais remplacé Jean-François Labbé derrière le banc au cours de l’hiver. Il y avait 20 points d’écart et neuf victoires de différence. On a passé quand même», fait valoir le pilote, rencontré à la pratique hebdomadaire, mercredi au Colisée.

«Tout le monde est présent! On alignera une formation complète pour la première fois depuis un bout. On a étudié des vidéos de Sorel, nous serons prêts.»

Il est facile d’entretenir des rivalités dans une ligue à six équipes. Pour Trois-Rivières et Sorel-Tracy, c’est encore plus naturel en raison de la proximité géographique. Lors des rencontres locales des Draveurs, des dizaines d’amateurs de la région de Sorel-Tracy se déplacent en Mauricie pour encourager les leurs. Des partisans trifluviens font le chemin inverse vers le Colisée Cardin.

«Ce sera moins exigeant pour nos joueurs de voyager sur des courtes distances. On est confiants de bien sortir dans cette série.»

Pas de deuxième chance pour les Draveurs
La formule repensée du tournoi printanier dans la LNAH ne laissera pas de deuxième chance aux Draveurs. Les deux meilleures équipes qui perdront au premier tour auront l’occasion de se reprendre avec une courte série deux de trois. Puisque les Draveurs occupent le sixième et dernier échelon, ils n’auront pas ce luxe. La victoire est donc nécessaire contre Sorel.

«Et si jamais on les bat, nous pourrions les retrouver en finale avec le format des séries», fait remarquer Côté en souriant.

Mais voilà, les Trifluviens ont du pain sur la planche. D’abord parce que les Éperviers représentent l’équipe la mieux balancée du circuit.

La transaction ayant permis aux Draveurs de mettre la main sur le dur à cuire Jon Mirasty fait mal paraître l’organisation. Le joueur obtenu en échange, Kevin Gadoury, a terminé ex aequo au sommet des pointeurs de Sorel. «On vit avec les décisions et en ce moment, je ne veux pas regarder ça. Je pense au présent», a simplement répliqué Côté.

Puisqu’il n’a pas joué le nombre minimum de matchs requis en saison, Mirasty ne pourra aider les Draveurs en séries.

Avantage au repêchage
Si les résultats ont été décevants, Alain Côté reste persuadé qu’il a, dans son vestiaire, une pléiade de joueurs de séries. Selon lui, ce sont les acquisitions faites lors du repêchage de dissolution des Prédateurs de Laval qui feront la différence pour les Draveurs.

«Nicolas Dumoulin, Steve Pelletier, Francis Desrosiers et Jonathan Oligny, ce sont tous, pour moi, des joueurs de séries. Quand ça compte, ils sont là. Je m’attends aussi à ce que Marco Charpentier joue son meilleur hockey, tout comme Étienne Archambault, l’un des meilleurs en séries dans toute la ligue depuis deux ans.»

Ce qui est sûr, c’est que les Draveurs auront besoin de tous leurs joueurs pour se donner une chance contre Sorel, qui a terminé l’année sur une séquence de 13 parties sans défaite en temps réglementaire. Trois-Rivières n’a pas gagné un seul de ses sept derniers matchs.

À Sorel, les amateurs rêvent toujours à un premier sacre de la LNAH. De l’autre côté du fleuve, le dernier titre des Trifluviens remonte à 2008.

Le premier match aura lieu vendredi à Sorel-Tracy. Le lendemain, les deux équipes sauteront sur la glace du Colisée de Trois-Rivières dès 15 h.