Revers crève-cœur pour les Cataractes

Shawinigan — Les Cataractes ont encore tenu tête à une formation de pointe de la LHJMQ. Cette fois par contre, ils ont dû se contenter d’une victoire morale, puisque les Shawiniganais ont été défaits 3-1 par les surprenants Olympiques de Gatineau.

Ces derniers roulent à un train d’enfer depuis un mois, même s’ils ont vendu Vitalii Abramov et Mitchell Balmas au cours de cette période. Vendredi soir, c’est un filet de Giordano Finoro inscrit avec 39 secondes à écouler en troisième qui a prolongé à 10 leur série de victoires, alors qu’il a rompu une égalité de 1-1 qui tenait depuis la première période.

Le neuvième but de la saison de Finoro est venu gâcher la performance du gardien Lucas Fitzpatrick, auteur de 35 arrêts. La recrue des Cataractes a dû s’interposer à partir de la deuxième période, quand les visiteurs ont pris les commandes du duel. Sans lui, les Olympiques auraient réglé le cas de leurs hôtes bien avant la dernière minute de jeu! 

Vasily Glotov a marqué le but des Cataractes, qui ont joué devant plus de 3200 personnes. Gabriel Bilodeau a répliqué en première en avantage numérique, pendant une mauvaise pénalité écopée par Alex Plamondon. La dernière réussite de la soirée revient à Jeffrey Durocher, qui a touché la cible alors que Fitzpatrick avait retraité au banc au profit d’un sixième patineur. 

«C’est définitivement un revers crève-coeur, opinait Fitzpatrick. Je pense que nous avons joué un bon match, même si ce n’est pas le résultat que l’on souhaitait.»

«À 1-1, le match aurait pu aller d’un bord ou de l’autre. C’est dur à accepter, nous étions si près de la prolongation. Et quand tu rends là, tu empoches un point et tu as autant de chances que l’autre club d’aller chercher le point boni», rappelait Daniel Renaud. 

«On a quand même donné pas mal de misère à une équipe qui performe très bien depuis un bon bout de temps. L’effort était là. Il faut apprendre à gagner ces matchs serrés.»

Les Cataractes avaient inséré encore une fois un paquet de jeunes joueurs dans l’alignement. Cette fois, ils ont eu un peu de mal à suivre la cadence. 

«On ne peut leur en vouloir. Deux matchs en moins de 24 heures, face à des joueurs qui ont en moyenne trois ans de plus qu’eux, ce n’est pas évident.»

Dans l’autre vestiaire, Éric Landry était évidemment aux anges de repartir de la Mauricie avec deux points de plus au compteur. 

«Ce n’est pas évident de bien partir un match après trois heures et demi d’autobus. Mais à partir de la deuxième, on a vu notre vraie équipe. (Metis) Roelens a fait tout un travail sur le but gagnant en coin de patinoire, puis on a orchestré un jeu que l’on pratique souvent à l’entraînement», souriait le pilote des Olympiques, qui ne semble pas trop surpris par les succès de son équipe même si elle s’est rajeunie. 

«Depuis le jour 1 du camp, on parle en termes d’équipe. Et puis on place les joueurs dans de bonnes situations. S’ils sont dans le junior, c’est qu’ils ont des habiletés. On leur donne la latitude pour s’en servir.»

Les Olympiques n’ont pas affronté leur ancien coéquipier Mathieu Bellemare. Landry se disait par ailleurs heureux de le voir aboutir dans son patelin. 

«Ses valeurs familiales sont très fortes. Quand il est arrivé à Gatineau, l’équipe était dans une position délicate devant le filet et il a été notre homme durant plus de deux ans. Il nous a rendu de fiers services. Je pense que les Olympiques et les Cataractes ont très bien manœuvré pour l’accommoder. C’est un beau privilège de jouer junior à la maison, spécialement dans la situation à Mathieu.»

Les Cataractes vont maintenant se préparer à défier le Phoenix à Sherbrooke le 31 décembre.