Premier choix des Cataractes au dernier repêchage, l’attaquant Mavrik Bourque fera partie d’un quatuor de recrues de 16 ans dans l’alignement de l’entraîneur Daniel Renaud.

Quatre dossiers sous la loupe

Shawinigan — La 50e saison des Cataractes se pointe après une campagne très difficile, où la bande à Daniel Renaud n’a pas réussi à se qualifier pour les séries.

Après trois saisons dans le top 5 au classement général, les partisans ont été compréhensifs, et ils ont été plus de 100 000 à franchir les tourniquets malgré ces mois de pain noir.

Évidemment, ils s’attendent à être récompensés par des résultats plus probants.

Attention, rien n’est garanti à ce niveau. Le talent est plus pointu dans le vestiaire, c’est clair. Mais ça ne se transformera pas nécessairement en une récolte plus abondante à court terme.

Voici quatre dossiers à surveiller, à partir de vendredi soir, qui auront un impact direct sur la position des Shawiniganais en mars prochain.

Le rendement des unités spéciales
Ce fut le talon d’Achille de l’équipe l’an dernier. Difficile de blâmer le personnel d’entraîneurs pour le jeu de puissance déficient, il n’avait pas les armes pour concocter une potion très menaçante. Ça prend du talent, de la maturité et de la chimie pour produire de la magie à cinq contre quatre… Des ingrédients qui existaient très peu l’an dernier. Du talent et de la maturité, il y en a davantage cette saison. Reste à créer une chimie. Il va y avoir du progrès dans ce rayon. Reste à voir l’étendue de celui-ci.

Par contre, aucune excuse n’est valable pour le rendement en désavantage numérique. Les Cataractes ont flirté pendant de longs mois avec les records de médiocrité de la ligue! Ce n’est pas une question de talent. À court d’un homme, ça prend de la volonté, de l’engagement, de la concentration et un plan bien défini. Ce n’est pas chinois! Et si le plan ne fonctionne pas, on peut très bien aller piger dans la cour du voisin! Le désavantage numérique, c’est la première chose à corriger par rapport à l’an dernier si les Cataractes veulent faire les séries.

À 18 ans, Lucas Fitzpatrick sera impliqué dans une bagarre à deux avec Antoine Coulombe pour du temps de jeu devant le filet des Cataractes.

L’utilisation des recrues
Quatre recrues de 16 ans ont percé l’alignement. D’autres de 17 ans ont aussi forcé la main des entraîneurs. Ils ne sont pas là par défaut, ils ont tassé des vétérans. Bonne nouvelle! Maintenant, il s’agit de faire progresser ce groupe. Les séances d’entraînement sont importantes, mais il n’y a rien comme de grosses minutes de jeu de qualité dans les matchs pour faire grandir les jeunes.

Mavrik Bourque, Charles Beaudoin, Antoine Coulombe et Xavier Bourgault sont parfois comparés aux Anthony Beauvillier, Brandon Gignac, Nicholas Welsh et James Phelan. Justement, ces derniers ont eu droit à du beau millage offert par Martin Bernard à leurs débuts dans la ligue. À court terme, Bernard s’est privé de quelques victoires. Mais à moyen terme, ces jeunes étaient prêts dès leur deuxième saison à compétitionner contre les meilleurs éléments ennemis.

Espérons que Daniel Renaud offrira la même opportunité à sa bande de jeunes loups. En paroles, il est rassurant à ce sujet. On verra si sa volonté sera aussi claire quand la tempête se lèvera.

La bagarre devant le filet
Les Cataractes ont décidé de ne pas se servir de l’expérience de Mathieu Bellemare pour faire de la place à un duo moins mature. Parce qu’ils bâtissent autour d’un jeune noyau, c’était la décision la plus logique. Et elle met en place une bagarre entre Lucas Fitzpatrick et Antoine Coulombe.

À 18 ans, Fitzpatrick a plus d’expérience. Il part probablement avec une petite longueur d’avance. Coulombe a toutefois prouvé au cours du camp qu’il n’est nullement intimidé malgré ses 16 ans.

Daniel Renaud disait la semaine dernière n’avoir pas établi de plan précis sur l’utilisation de ses gardiens, et qu’il allait choisir au mérite celui qui allait amorcer la saison vendredi face au Phoenix. Malgré le blanchissage de Coulombe enregistré dimanche à Drummondville, il a choisi Fitzpatrick comme homme de confiance pour le match d’ouverture. Dommage, il n’y avait pas de meilleur timing pour prouver que les bottines allaient suivre les babines cette saison.

La progression de la défensive
L’organisation a renfloué ses effectifs en attaque et devant le filet au dernier repêchage. Par contre, en défensive, il y a toujours certains points d’interrogation. Si on sait que Simon Benoît, à 20 ans, va bouffer de grosses minutes, le reste est un peu flou. Qui sera en mesure de l’appuyer avec efficacité? Qui peut freiner les meilleurs joueurs ennemis? Qui peut donner un bon coup de main sur les unités spéciales?

Le plancher de danse est ouvert derrière Benoît. Il sera intéressant de voir qui saura en profiter. C’est probablement le prochain chantier de Martin Mondou, alors ceux qui sont en place ne doivent rien tenir pour acquis. Pour les Denny, Desroches, Dubois, Horvath et Degagné, la saison 2017-18 en était une d’apprentissage. Cette fois, ils seront jugés en fonction de leurs progrès…