Jérémy Manseau, Mikaël Robidoux et Colin Paradis vont tenter d’assumer du leadership dans cette série face aux Huskies.

«On va tout laisser sur la glace»

Shawinigan — La poignée de vétérans dans le vestiaire des Cataractes aura un rôle important à jouer au cours des prochains jours. De toutes les statistiques qui font pencher la glace outrageusement du côté des Huskies, celle sur l’expérience en séries est l’une des plus épeurantes. Cinq joueurs de Daniel Renaud ont un peu touché aux séries dans le junior. Le capitaine Colin Paradis mène la parade avec 17 matchs. Derrière lui, il y a Mikaël Robidoux (6), Vincent Senez (3), Jérémy Manseau (3) et Justin Blanchette (2). Juste pour vous donner une idée, Peter Abbandonato, le meilleur marqueur des Huskies, a plus d’expérience en séries que tous les Cataractes réunis!

«C’est sûr que je peux parler un peu de ce qui s’en vient avec les gars. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’intensité monte d’une coche partout! Les gars vont être avertis et l’important, ce sera de suivre notre plan. On a joué toute l’année pour se rendre en séries, je suis convaincu que tout le monde va embarquer», lance Paradis, nommé capitaine après la dernière période de transactions.

Robidoux abonde dans le même sens. Selon le vétéran, qui a quelques guerres à son actif avec les Remparts, les erreurs vont coûter les yeux de la tête à partir de vendredi. «J’en ai parlé avec quelques-uns de mes coéquipiers. En séries, une erreur, ça mène à un but ou à tout le moins à un jeu important. Faut en être conscient. J’ai un peu d’expérience, c’est sûr que mon but est d’offrir le meilleur de moi-même et de montrer l’exemple. Ceci dit, je ne suis pas inquiet, on a vu des joueurs se lever ici dernièrement, notamment Mavrik Bourque que nous devons tous remercier pour nous avoir propulsés en séries», sourit le teigneux attaquant qui croit que son club peut tenir son bout si tout le monde fait sa part. «Je n’enlève rien aux Huskies, c’est la meilleure équipe au Canada. Mais rendu ici, tout le monde recommence à zéro. On ne doit pas regarder trop loin, juste y aller présence par présence. On le sait que nous sommes capables d’être compétitifs. Notre plus gros défi en tant qu’équipe, c’est entre les deux oreilles. Au cours des derniers mois, on a été capables du meilleur comme du pire... au cours du même match. Rendu ici, ça prend plus de constance», prévient-il.

C’est exactement ce que veut offrir Manseau, qui sait bien que ses jours dans le junior achèvent. «Ces séries-là, c’est un beau cadeau pour un vétéran de 20 ans comme moi. J’ai touché un peu aux séries il y a trois ans avec les Voltigeurs dans une série très émotive face à l’Armada, je m’en rappelle très bien. Le jeu est différent en séries. Je vais tout donner pour donner l’exemple avec du travail acharné. Les gars sont excités, on s’attaque à la meilleure équipe de toute la Ligue canadienne de hockey. On va tout laisser sur la glace pour compétitionner une présence à la fois.»