Valentin Nussbaumer dit se concentrer uniquemement sur la course aux séries.

Nussbaumer en deuxième vitesse?

SHAWINIGAN — L’épopée de l’équipe nationale suisse au dernier Mondial de hockey junior semble avoir insufflé une nouvelle dose de confiance et de dynamisme à Valentin Nussbaumer, dont les succès – ou les insuccès – auront un impact direct sur les chances des Cataractes de se qualifier pour les séries d’après-saison.

L’ailier gauche a savouré chaque moment passé dans l’Ouest canadien, pendant la période des Fêtes. La victoire de la Suisse acquise en quarts de finale devant les Suédois fut l’un des moments marquants du championnat. À la fin, Nussbaumer et ses coéquipiers ont égalé la deuxième meilleure performance des hockeyeurs de leur pays au Mondial junior.

Avec le recul, le numéro 65 des Cataractes espère maintenant que cette belle histoire se prolonge dans la LHJMQ, à Shawinigan. Et en tant que principal meneur offensif de ce groupe, il est conscient qu’une porte s’ouvre pour lui, surtout en cette année de repêchage de la LNH.

«Je suis revenu de Victoria et Vancouver avec plus de confiance en moi. Sans avoir perdu mon niveau de jeu avant Noël, je savais que je n’étais pas au top», témoigne Nussbaumer, qui concède que ses débuts chez les juniors au Canada ont été «un peu compliqués».

Impérial dès son premier match en carrière avec un tour du chapeau au Centre Gervais Auto en septembre, il avait par la suite ralenti, à l’instar de l’équipe en général. Après 33 rencontres, il affiche huit buts et 13 passes... et un différentiel de -29.

Ceci dit, depuis son retour du Mondial, bien que l’échantillon demeure encore mince, il a enregistré trois points en autant de rencontres, tout en maintenant un différentiel positif (+1), et ce en dépit des trois revers subis par son club dans les Maritimes.

«Je dirais que je suis présentement dans la continuité du Championnat mondial junior. J’étais heureux de retrouver mes coéquipiers à Shawi et je pense que les difficultés rencontrées durant la première moitié de saison ont fait de moi quelqu’un de plus solide. J’ai beaucoup appris.»

Nussbaumer l’avoue sans détour, il ne se doutait pas de «l’ampleur» que représentait une saison complète dans la LHJMQ. «Les dimensions de la patinoire, le style de jeu, bref un peu de tout ça. J’ai perdu confiance et ç’a donné les résultats qu’on connaît...»

Tout cela alors que cette saison 2018-19 est immense pour lui, repêchage oblige. «C’est dans le coin de ma tête en ce moment, ce n’est pas vraiment ma priorité. Mais je sais qu’une bonne deuxième moitié de saison améliorera mes chances au repêchage. Par contre, je le répète, l’important au moment où on se parle, c’est d’aider les Cataractes à entrer en séries. Je suis persuadé qu’on va y parvenir, peut-être même plus haut que le 16e rang.»

Il reste 26 matchs à Nussbaumer et aux Shawiniganais pour réaliser cette mission. Le 23 janvier, le Suisse participera aussi au Match des meilleurs espoirs, à Red Deer en Alberta. Bref, la scène lui appartient.

Les airs du mois d’août

Nussbaumer a conclu le dernier voyage dans l’Est du pays en évoluant aux côtés de Mavrik Bourque et Vincent Senez. L’entraîneur-chef Daniel Renaud n’a toutefois pas voulu confirmer, mardi, si ce trio reviendrait pour le duel face aux Olympiques de Gatineau, mercredi soir à Shawinigan.

C’est qu’il y a quatre joueurs qui sont blessés actuellement dans l’alignement. «Ce que je sais, c’est que si nous offrons une performance comme celle au Cap-Breton, on va gagner notre part de matchs dans les 26 derniers de la saison», analyse Renaud, qui a assisté, selon ses dires, à l’une des meilleures prestations en défensive de ses protégés devant les Screaming Eagles.

«Nous n’avons jamais douté»

Quant à Nussbaumer, il estime revoir l’adolescent fringant débarqué en Mauricie à la mi-août, tout sourire, enjoué et positif.

«À la base, c’est une excellente nouvelle pour nous. Il est allé rechercher de la confiance avec la Suisse. Nous n’avons jamais douté de ses habiletés. Pour un Européen, ça prend environ une demi-saison pour s’adapter au style nord-américain. Je suis confiant qu’il saura maintenir cette cadence.»