Les Cataractes ont encaissé une neuvième défaite de suite, vendredi soir à Shawinigan.

Neuviève revers d’affilée pour les Cataractes

Les Cataractes se dirigent tout droit dans le mur. Vendredi soir au Centre Gervais Auto, ils ont subi un neuvième revers d’affilée, pliant l’échine 5-1 devant les Olympiques de Gatineau.

Logiquement dominés la veille face à la meilleure équipe de la ligue, l’Armada, les hommes de Daniel Renaud n’ont guère mieux paru face à une formation pourtant beaucoup plus accessible. Il manquait en effet quelques soldats de qualité chez les Olympiques, qui avaient en plus délégué Creed Jones entre les poteaux, un gardien qui n’avait qu’une seule victoire en carrière dans la LHJMQ.

Les Shawiniganais ont été coulés vendredi soir par leurs pires défauts. Il est évidemment question de leur incapacité à profiter de leurs avantages numériques, et leur tendance à se faire piler dessus en deuxième période. Tirant de l’arrière 1-0 après 20 minutes, les locaux ont vu les Olympiques se détacher au deuxième tiers, eux qui ont alors porté la marque à 4-1. Incapables de percer la défensive des visiteurs en troisième, les Cataractes ont accepté leur sort sans trop rechigner. Certains, malheureusement, semblent avoir déjà la tête aux vacances.

Vasily Glotov et Jan Drozg font partie de ceux qui ont connu une dure soirée. Les deux ténors de l’attaque ont été cloués au banc en troisième, sauf pour une attaque massive de deux hommes au milieu de l’engagement. Multipliant les revirements sur des manœuvres individuelles, ils ont été largement déclassés par Dawson Theede et Shawn Boudrias, qui ont fourni quatre buts aux Olympiques.

«Ils travaillent, mais ils ne le font pas de la bonne façon. Marquer des buts et bien jouer, ce sont deux choses différentes. Marquer des buts, plusieurs gars peuvent faire ça. Ce n’est pas ça par contre qui va t’amener au prochain niveau», soupirait Daniel Renaud, qui écartait toutefois l’idée de se passer de leurs services dimanche face aux Remparts. «On va continuer de travailler avec eux pour les amener à jouer de la bonne façon. On ne les lâchera pas.»

Les deux Européens ne sont pas les seuls coupables de ce revers, bien entendu. De façon générale, le sentiment d’urgence était resté au vestiaire. «Je ne suis pas satisfait du niveau d’engagement. Trois des buts des Olympiques ont été marqués avec trois gars dans l’enclave. On a aussi eu des chances, mais on a essayé de marquer de l’extérieur. On n’était pas aussi affamé qu’eux. Nos ennuis sur l’avantage numérique affectent aussi le reste de notre match, c’est assez clair. C’est plate parce qu’en début de deuxième, je sentais que nous avions de l’énergie.»

C’était une neuvième défaite d’affilée pour les Cataractes, qui restent à six points des séries en raison du revers des Foreurs face aux Screaming Eagles. Ils ne disposent toutefois plus que de six matchs à combler l’écart.

«On n’a pas le choix d’y croire. Il nous reste trois matchs à la maison, c’est faisable», martelait Renaud.

Même son de cloche de la part de la part d’Antoine Demers, seul buteur de son équipe. «On a travaillé ce soir. Le problème, c’est qu’on n’a pas profité de nos chances. On se doit d’être plus opportunistes. On peut toujours réussir à se rendre en séries.»

Dans l’autre vestiaire, Éric Landry était satisfait de sa troupe, qui s’est imposée devant plus de 3300 personnes réunies sur l’avenue Jacques-Plante. «On a joué à notre façon, en limitant les grosses chances de marquer. À deux semaines des séries, je sens qu’on s’en va dans la bonne direction.»

Carnet de notes

Dans le cadre de leur 50e anniversaire, les Cataractes ont honoré trois travailleurs de l’ombre avant le match face aux Olympiques. Arthur Lord et Jacques Lamy étaient accompagnés de leur famille pour cette reconnaissance, tandis que Jean-Claude Gélinas a vécu ce moment avec Patrick Léonard, André Baker, René Arbour et Maxime Plourde, avec qui il travaillé comme préposé à l’équipement.