Marc-André Bergeron agira à titre de directeur du développement des joueurs chez les Cataractes.

Marc-André Bergeron chez les Cataractes

(Trois-Rivières) Seize ans après avoir quitté Shawinigan au terme d’une splendide carrière junior, Marc-André Bergeron rentre au bercail. Le Trifluvien a accepté mardi le poste de directeur du développement des joueurs des Cataractes, un nouveau job moulé pour lui.

Bergeron est embauché d’abord et avant tout pour conseiller individuellement les jeunes éléments de l’équipe. Il pourra aussi épauler le personnel d’entraîneurs dans des rayons bien précis, notamment les unités spéciales. 

«Je suis très heureux de cette opportunité. Chaque fois que je fais la route vers Shawinigan, j’ai le sourire au visage car plein de souvenirs me reviennent en tête. Martin est innovateur en m’offrant dans le junior un poste qui existe dans la LNH. Peu importe la business, je pense que c’est toujours gagnant d’offrir du support à ton personnel», explique le hockeyeur de 36 ans, qui ne met pas pour autant une croix sur sa carrière.

«Mon plan reste le même. J’aimerais participer aux prochains Jeux olympiques. Pour ça, je dois me trouver une équipe d’ici la mi-décembre. D’ici là, c’est un privilège de pouvoir me tremper les pieds dans ce qui pourrait devenir éventuellement une seconde carrière dans le hockey.»

Bergeron insiste, il ne s’en vient pas bousculer les hommes de hockey en place. Embauché alors que l’équipe n’a pas une seule victoire en huit matchs depuis le début de la saison, il sait que certains pourraient croire qu’un loup vient d’entrer dans la bergerie. 

«Ça n’a rien à voir. Je suis un gars d’équipe, je m’en viens juste donner un coup de main. Je veux travailler individuellement avec les jeunes, être disponible s’ils ont des questions. Je vais parfois aller sur la glace, assister à des matchs, aller voir les meilleurs espoirs de l’équipe au midget AAA. Je vais toucher à un paquet de choses. Ça va être le fun, mais ce n’est pas un job à temps plein.»

Ce n’est pas un secret d’État, le jeu de puissance des Cataractes fait pitié en ce début de saison, avec un pourcentage d’efficacité de moins de 6 %. Bergeron convient que si les entraîneurs font appel à lui pour tenter de relancer cette unité, il lui fera plaisir de contribuer. 

«J’ai quand même passé pas mal de temps sur le jeu de puissance dans ma carrière! C’est quelque chose qui me passionne. D’ailleurs, j’ai été consultant pour quatre équipes professionnelles l’an dernier. Si les gars en place veulent entendre de nouvelles idées, je ne serai pas loin!»

Pour Martin Mondou, l’arrivée de Bergeron au sein de son organisation injecte une bonne dose d’expérience et de connaissances. 

«Il va participer à nos discussions hockey, il peut donner un coup de main de plusieurs façons. On amène une expertise différente, du vécu à plusieurs niveaux. Ça faisait un bout de temps qu’on se parlait et je pense que nous avons trouvé la bonne formule pour que Marc-André puisse contribuer activement tout en se gardant une porte ouverte pour retourner jouer.