Mavrik Bourque a réussi un filet spectaculaire en désavantage numérique.

L'indiscipline coule les Cataractes face aux Remparts

Shawinigan — Passer la soirée au cachot quand tu es le pire club de la ligue pour te défendre en désavantage numérique, c’est te condamner à quitter l’aréna les mains vides. Les Cataractes l’ont à nouveau expérimenté mercredi soir, dans une défaite de 7-3 subie face aux Remparts de Québec.

Le dernier match entre les deux clubs lors de la Classique hivernale avait produit des étincelles, il y a 10 jours. Peut-être un peu trop fringants, les locaux n’ont pas été en mesure de tracer la ligne entre fougue et indiscipline. Les Remparts leur ont fait payé chèrement en début de match, marquant trois fois sur l’avantage numérique, dont deux alors que leur ex-coéquipier Mikaël Robidoux était au banc des punitions. 

Malgré ce départ houleux, les Cataractes ont eu leur chance de revenir dans ce match. En avance 3-1, les Remparts ont accordé un filet en désavantage numérique à Mavrik Bourque en deuxième. Ce but fort spectaculaire de la recrue de 16 ans a changé la dynamique sur la glace et les Shawiniganais ont réussi à créer l’égalité par la suite. En fin de deuxième toutefois, la bande à Patrick Roy a repris une avance d’un but et elle a dominé complètement la troisième pour ramasser les deux points à l’enjeu. 

«Ce match n’a jamais levé pour nous, en raison de la quantité de minutes jouées en unités spéciales. Les Remparts ont eu 10 jeux de puissance, contre trois pour nous», récitait Daniel Renaud, qui n’a pas voulu commenter la performance des officiels comme tel. 

Le pilote des Cataractes a été un peu plus bavard sur les déboires de son équipe en désavantage numérique, qui flirte avec les pires moyennes d’efficacité de l’histoire de la ligue depuis le début de son règne l’an dernier. 

«Ce soir, la rondelle avait des yeux. Nous étions dans les lignes de tirs, la rondelle se frayait un chemin quand même. Ça arrive. En général, on essaie de donner des rôles à des joueurs. Il y a des jeunes comme Charles Beaudoin et William Cummings que nous sommes en train de former pour qu’ils deviennent plus complets. Ils sont en apprentissage.»

Robidoux plaidait pour sa part pour plus de discipline. Mais en même temps, il se questionnait sur certains appels. «Certaines punitions étaient méritées. D’autres, je me questionne. Je n’ai pas reçu de mémo que les mises en échec étaient maintenant interdites! Est-ce que les officiels ont une dent contre nous?» 

Dans l’autre vestiaire, Patrick Roy était satisfait. «Les Cataractes ont été indisciplinés, nous en avons profité. J’ai aimé notre réaction quand ils ont créé l’égalité, nous sommes revenus rapidement. Puis en troisième, nous avions plus de mordant. Fallait sortir fort, et nous l’avons fait. J’aime mon équipe, j’ai confiance en elle. Mais les joueurs, eux aussi il faut qu’ils y croient. Ce n’était pas un match de gardiens mais pour notre confiance, c’est bon de marquer sept buts.»

Outre Bourque, Jan Drozg et Gabriel Belley-Pelletier ont aussi marqué pour les Cataractes, dominés 35-22 dans la colonne des tirs. Ils vont maintenant prendre la direction de l’Abitibi pour deux matchs et devraient être privés des services de Marc-Antoine Pépin, blessé sur une mise en échec par derrière. Jérémy Manseau représente lui aussi un cas douteux; il s’est fait passer le K.-O. lors d’un combat en fin de match par Dylan Schives.