Les Cataractes sont toujours sans victoire après trois matchs.

Les Cataractes en panne d'inspiration

Daniel Renaud devra attendre au moins jusqu'à vendredi avant de savourer un premier gain à la barre des Cataractes. Les Shawiniganais ont encaissé un troisième revers d'affilée depuis le début de la saison, cette fois par la marque de 3-2 devant le Phoenix de Sherbrooke.
Battu aussi à ses deux premiers matchs, le Mauricien Stéphane Julien avait pris les grands moyens pour remettre les pendules à l'heure dans le camp du Phoenix. En plus d'une réunion au sommet avec ses vétérans, il avait décidé de laisser moisir sur le banc son gardien vedette Evan Fitzpatrick.
Cette audacieuse décision de priver Fitzpatrick d'un premier rendez-vous face à son cadet Lucas - le portier recrue des Cataractes - a été payante. Brendan Cregan a été solide entre les poteaux, particulièrement en première période lorsque sa défensive un peu poreuse a laissé filtrer quatre occasions de marquer de grande qualité. S'il aimerait peut-être revoir le tir de Gabriel Denis qui l'a percé en première, Cregan a stoppé tout le reste. 
Ses coéquipiers l'ont remercié en deuxième en inscrivant deux buts d'affilée, pour se détacher des locaux 3-1 au tableau indicateur après 40 minutes. 
En troisième, Renaud a bien tenté d'animer ses effectifs en concoctant de nouveaux trios, sans succès. Les Cataractes ont bousillé deux avantages numériques successifs au début de la période, et le Phoenix a bien manoeuvré par la suite pour protéger son avance, même si Jérémy Manseau a rétréci l'écart à un seul but en fin de troisième. 
C'est la tête basse que les locaux sont rentrés au vestiaire, sachant très bien qu'ils venaient de se faire servir une leçon de travail. 
«Il n'y aura pas de match facile dans cette ligue. Nous sommes une équipe jeune, c'est vrai, et on venait de livrer bataille à deux gros clubs. Mais il fallait mettre ça de côté et continuer notre route. Nous ne l'avons pas fait. Nous n'avons pas compétitionné pendant 60 minutes», déplorait le pilote recrue, en se retenant à deux mains pour ne pas trop écorcher ses hommes. 
«Il n'y a pas eu de constance dans notre effort. Et notre gestion de la rondelle a été un gros problème. Il y a des endroits sur la glace où tu peux essayer des choses, d'autres où tu dois être plus stratégique pour ne pas commettre de revirements. C'est ce qui va meubler notre séance vidéo de demain.»
Renaud relevait quand même du positif. Son désavantage numérique a fait le boulot. À son baptême dans la LHJMQ, Lucas Fitzpatrick a été solide. Et puis il y a le jeune Gabriel Denis qui, pour un deuxième match de suite, a été le meilleur joueur de son club. «Lui, il l'a compris, la gestion de la rondelle. Et il est à 100 % d'intensité quand il saute sur la glace. On en veut d'autres comme ça.»
Comme son entraîneur, Gabriel Sylvestre notait que les Cataractes avaient été coulés par un manque de constance. «On a eu des petits relâchements. Ce sont des détails, mais ils coûtent cher. On n'a pas encore été en mesure de livrer trois bonnes périodes lors d'un match. C'est certainement quelque chose qu'il faut corriger.»
Dans l'autre vestiaire, Julien lançait des fleurs à sa troupe. «De la première à la dernière seconde, les gars ont travaillé. On a forcé des pénalités, on a mis de la pression. Limiter une équipe locale à moins de 20 tirs, je pense que ça ne s'est pas fait une seule fois de notre côté l'an dernier! On a un bon groupe d'individus, le meilleur depuis la naissance de la concession. Il s'agit de tout mettre ça ensemble et on va avoir une belle saison.»