Daniel Renaud est conscient que le désavantage numérique des Cataractes doit être remodelé.

Le pire désavantage numérique de l’histoire?

Shawinigan — Si les Cataractes souhaitent participer aux prochaines séries éliminatoires, ils devront trouver une façon de rehausser leur niveau de jeu en désavantage numérique.

Les déboires du jeu de puissance ont été largement médiatisés depuis le début de la saison et pourtant, c’est le rendement à court d’un homme qui laisse le plus à désirer dans les performances collectives de l’équipe.

Avec un rendement de 66 %, les Cataractes sont bons derniers dans la LHJMQ à ce chapitre. Pire, ce chiffre les fait flirter avec le record de médiocrité (65.3 %) établi par le Canadien Junior de Verdun , en 1987-88. René et Nathalie Simard faisaient des malheurs à cette époque avec leur tournée Tourne la page, et le salaire minimum venait 

d’être augmenté à 4,55 $. C’était il y a une éternité, hein? Au cours des trois dernières décennies, une seule fois le dernier de classe n’a pas atteint la barre des 70 % et ça s’est passé à Victoriaville (69.4) en 1993-94.

On pourrait penser que l’horrible séquence de huit défaites d’affilée en début de saison fausse les données alors que le cap du tiers de la saison n’est pas passé. Faux. C’est le contraire. Depuis la première victoire des 

Shawiniganais, le taux de succès est à 62 %. Pour ceux qui se posent la question, le record d’équipe a été établi à 69 % en 1977-78, au cours de la triste saison de trois victoires des Dynamos. C’est dire à quel point le désavantage numérique des Cataractes est mauvais cet automne!

«Au-delà des chiffres, on va se concentrer sur le présent et le futur, pas sur le passé. On va placer des objectifs à atteindre à court terme», prévient le pilote recrue Daniel Renaud, conscient que la situation est hautement problématique. «On va trouver des solutions.»

Si l’efficacité du jeu de puissance est directement reliée aux habiletés offensives contenues dans un vestiaire, celui du désavantage numérique est plus facile à bâtir. Une stratégie claire, de la cohésion, et des joueurs prêts à se sacrifier représentent une formule universelle connue de tous les entraîneurs. Qu’est-ce qui cloche? 

«On a des joueurs qui, cette année, ont de nouvelles responsabilités offensives et ils se valorisent davantage là-dedans. On va devoir remettre l’emphase sur ce rôle, et trouver de nouveaux joueurs en mesure de contribuer. C’est clair qu’on a besoin de plus d’engagement», martèle Renaud, en ciblant une facette à améliorer. «Il faut améliorer notre présence au filet. C’est vrai en attaque, c’est vrai aussi dans notre zone. Faut y gagner nos batailles, récupérer les retours. On a travaillé là-dessus à l’entraînement cette semaine. La base de tout, c’est le travail.»

Un luxe

Les Cataractes viennent de traverser une semaine ponctuée de deux jours de congé, puis de trois entraînements consécutifs. Un luxe rare sur la planète LHJMQ! Les piles doivent être rechargées, puisqu’un parcours de 12 matchs en 23 jours les attend à partir de vendredi soir. Un duel face aux Remparts déclenche ces hostilités, où il y aura notamment trois rencontres au cours des 48 prochaines heures face à trois équipes du top 8 au classement général. «C’est correct de regarder qui est devant nous mais au départ, on joue contre nous-mêmes. Il faut mettre l’accent sur nos trucs», propose Renaud, qui ne sait pas s’il pourra compter sur les services de Jérémy Manseau (blessé face aux Olympiques vendredi dernier) face aux Remparts. «Il va jouer en fin de semaine, mais je ne sais pas quand!»