Le jeu a été robuste dimanche après-midi entre les Cataractes et l’Océanic.

Le déclic tant attendu?

Shawinigan — Désespérement à la recherche de points à mettre au tableau afin de se tailler une place en séries, les Cataractes ont peut-être obtenu le déclic tant attendu dimanche après-midi en orchestrant une remontée qui a mené à un gain de 3-2 aux dépens de l’Océanic de Rimouski.

Incapables de percer la défensive la plus pingre de la LHJMQ en première période avec seulement deux tirs au but, les Cataractes semblaient s’enligner sur un huitième revers d’affilée. Alex Plamondon a toutefois réveillé ses coéquipiers en jetant les gants en deuxième, faisant grandir ses coéquipiers de quelques pouces. S’ils n’ont pu compter au cours de cet engagement, les hommes de Daniel Renaud ont au moins commencé à s’aventurer en territoire ennemi.

L’explosion a suivi en troisième période. En déficit de deux buts, Jan Drozg a ramené l’écart à un but sur une belle pièce de jeu en avantage numérique. La séquence a complètement changé le momentum, au point où Serge Beausoleil a senti le besoin d’utiliser son temps d’arrêt. Le hic, c’est que les Cataractes ont eux aussi peaufiné la stratégie au cours de cette petite pause et une mise en jeu et deux passes plus tard, c’était 2-2 gracieuseté du tir pesant de Simon Benoît! 

Pas trop gâtées depuis quelques semaines, les 3200 personnes au Centre Gervais Auto ont alors endossé pleinement le rôle de septième joueur. À son troisième match en moins de 48 heures sur la route, avec un gardien affilié entre les poteaux, l’Océanic n’a pas tenu le coup. Drozg a gagné sa bataille le long de la rampe, puis a alimenté Vasily Glotov qui a déculotté Anthony-Carmine Pagliarulo en enfilant le but vainqueur, rapprochant ainsi les Shawiniganais à sept points d’une place en séries. 

«Personne ne peut reprocher à notre équipe de ne pas travailler. On regarde en deuxième moitié de saison, il y a plus souvent de gros écarts dans les matchs mais ça ne nous arrive pas. On compétitionne. On l’a encore fait aujourd’hui. Notre premier but nous a donné beaucoup d’énergie», témoignait Daniel Renaud, en reconnaissant du même souffle que Plamondon avait créé une étincelle en deuxième. «Ce n’est pas la première fois qu’il se porte à la défense d’un coéquipier. C’est un gars de caractère, qui accepte de faire tous les petits détails pour mériter son temps de glace. Son combat a assurément eu un impact.»

Le jeu de puissance se fait remarquer surtout pour les mauvaises raisons depuis le début de la saison mais dimanche, il s’est manifesté au moment opportun. «Les unités spéciales sont tellement importantes. Depuis quelque temps, nous étions plus souvent qu’autrement dans le négatif. Ça fait du bien à tout le monde que ce soit le contraire.»

Auteur de 33 arrêts, Mathieu Bellemare était encouragé par le ralliement. 

«C’était un gros match, contre une grosse équipe. On perdait 2-0, on a remonté. C’est la preuve que tout est possible», argumentait le portier de 19 ans. «Sept points d’écart, c’est faisable. On a prouvé qu’on pouvait battre de grosses équipes. Il faut pousser tous ensemble.»

Dans l’autre vestiaire, Serge Beausoleil ne cachait pas son agacement de repartir de la Mauricie les mains vides. «Il fallait éviter d’ouvrir la porte aux Cataractes, une équipe avec une bonne offensive. Il y a eu une pénalité en zone neutre, puis une autre alors que nous avons répliqué à un cheap shot… Quand tu réveilles des gars comme Glotov, ça peut faire mal. Les Cataractes ont fait un beau retour», expliquait le pilote de l’Océanic. «De notre côté, il faut mieux contrôler nos actions. Quand on le fait, les résultats sont bons.»

Les Cataractes vont reprendre le boulot dès mardi, avec la visite des Remparts de Québec.