Menés par un but et deux passes d'Alexis D'Aoust, les Cataractes ont eu le dernier mot dans un duel à caractère offensif face aux Screaming Eagles, mercredi au Centre Gervais Auto.

Jouer avec le feu... sans se brûler!

Les Cataractes ont failli l'échapper mercredi soir au Centre Gervais Auto. Dans un match qui aura donné des maux de ventre aux deux entraîneurs mais ravi les 3500 spectacteurs, les Shawiniganais l'ont emporté 6-5 face aux coriaces Screaming Eagles, non sans avoir eu une bonne frousse de se faire jouer un vilain tour.
On attendait un duel entre la meilleure défensive de la ligue et l'une des offensives les plus dégourdies. On a plutôt eu droit... à un match de ping-pong. D'abord parce que le momentum a basculé plusieurs fois au cours de la soirée. Mais aussi parce que l'état de la glace était pitoyable, et a mené à plusieurs revirements en raison de bonds capricieux de la rondelle sur la glace.
Les Cataractes semblaient pourtant en plein contrôle du match au milieu de la soirée. Ils dominaient largement au chapitre des tirs au but, ils s'étaient forgé une avance de 4-1 et leur avantage numérique avait une chance en or de gonfler cette priorité à quatre buts, ce qui aurait possiblement fermé les livres. C'est à ce moment que tout a basculé. Non seulement les visiteurs ont menotté l'avantage numérique, mais ils ont aussi rétréci l'écart à deux buts quelques secondes plus tard. Le reste du deuxième engagement a été l'affaire de la troupe de Marc-André Dumont, qui est rentrée au vestiaire après avoir créé l'égalité 4-4!
Heureusement, en troisième, les Cataractes sont revenus en force. Ils ont repris l'avance sur un tir de Brandon Gignac, et ils n'ont pas semblé trop affectés lorsque leur ex-coéquipier Giovanni Fiore a fait mal paraître Zachary Bouthillier pour ramener tout le monde à la case départ. Le but décisif est finalement venu de la palette de la recrue Antoine Demers, qui l'a inscrit au milieu de la troisième sur une mini-échappée où il a décidé d'utiliser un tir frappé! Incapables de fermer la porte en deuxième, les Shawiniganais ont cette fois tenu bon, pour empocher un troisième gain de suite.
«Ce fut un match difficile pour les émotions. Normalement, nous sommes bons pour fermer le jeu quand nous prenons l'avance. Pas cette fois. Par contre, faut être honnête, je ne crois pas que c'est un vrai match de 6-5. Notre gardien aimerait revoir certains tirs», analysait Bouchard, en excusant sa recrue. «Bouthillier a su à 17 h qu'il serait le partant, car Denisov était malade. Sa préparation n'était pas la même qu'à l'habitude... Et puis c'est vrai que la glace n'était pas de grande qualité. Je ne suis pas un expert, je ne sais pas pourquoi. Tout ce que je sais, c'est que c'est un aréna presque neuf, avec beaucoup de monde dedans. Et au sein de la ligue, c'est loin d'être dans les plus belles glaces, ça c'est certain.»
Si Bouthillier a connu un match ordinaire, c'est tout le contraire de Mathieu Olivier, qui obtient depuis quelques rencontres une audition sur un trio offensif. Il a excellé aux côtés de Cameron Askew et Alexis D'Aoust, terminant le match avec un but et deux passes. «J'étais content que Claude me donne ma chance dans les Maritimes. L'important, c'est que je ne dois pas changer ma façon de jouer. Pas toujours évident, des fois tu as le goût de le faire, mais j'ai maintenant la maturité pour comprendre ça. Ça s'est bien passé pour moi. Quant au match, on a accordé trop de buts, ça c'est sûr. Mais l'aspect positif, c'est que notre attaque en a produit six.»
Outre Olivier, Gignac et Demers, D'Aoust, Samuel Girard, Nicholas Welsh ont aussi déjoué Kyle Jessiman, qui a fait face à 39 tirs. Pour les Screaming Eagles, il s'agissait d'un premier revers après trois victoires acquises sur la route. «J'étais très déçu de notre première période et demie. Je ne me souvenais pas de la dernière fois où nous avions joué aussi mal. Mais je dirige un groupe qui n'abandonne jamais, alors je n'ai pas été surpris par notre retour. C'est une leçon pour nous. En fait c'est une saison de leçons, avec autant de jeunes dans notre alignement.»
Carnet de notes
Pas de fracture pour Jonathan Deschamps, ce qui veut dire que le vétéran de 20 ans pourra sortir de l'infirmerie d'ici deux semaines... Samuel Guilbault a pour sa part recommencé à pratiquer sans contact... Finalement, Samuel Blier sera vraisemblablement disponible pour affronter les Voltigeurs de Drummondville samedi...