Mikhail Denisov

Denisov, surprenant premier de classe

Cette 48e saison des Cataractes est terminée. Collectivement, les résultats sont à la hauteur des attentes, avec un troisième top 5 en autant d'années malgré la perte d'Anthony Beauviller.
Ces succès d'équipe sont évidemment attribuables à la besogne des joueurs qui ont été dirigés par Claude Bouchard, Steve Larouche, Ron Choules et Steve Mongrain. Coup d'oeil sur le travail de chacun. Pour la grande majorité, ils ont droit à des étoiles sur leur bulletin!
Dennis Yan souhaitait quitter Shawinigan l'été passé, mais il est devenu, dans les derniers mois, l'attaquant le plus menaçant du club.
Samuel Girard, la Tornade de Roberval, a de nouveau terminé parmi les meilleurs défenseurs offensifs au pays, et ce, même s'il était moins bien entouré que la saison dernière.
A+
Mikhail Denisov
Identifié comme le talon d'Achille de l'équipe avant le début de la saison, Denisov s'est avéré son arme la plus redoutable. Comme quoi dans le hockey junior, il ne faut jamais rien tenir pour acquis. Le brio du gardien de but Denisov n'a eu d'égal que sa constance depuis le début du calendrier. À 18 ans, le Russe pourrait encore offrir deux autres saisons de grande qualité aux Cataractes de Shawinigan. Wow!
Samuel Girard
Parce qu'il a un talent fou, on a tendance à être très exigeant envers Samuel Girard. C'est correct. De toute façon, personne n'est aussi dur envers la Tornade de Roberval que lui-même! Girard aurait aimé garder cette cadence infernale du début de saison, sans succès.
Moins bien entouré, il était la cible à stopper pour les clubs adverses. Il termine quand même parmi les meilleurs défenseurs offensifs au pays, tout en offrant 25 minutes de grande qualité à son entraîneur tous les soirs. Chapeau, considérant l'année folle qu'il vient de traverser.
Dennis Yan
Souffre-douleur de Claude Bouchard le printemps passé, Dennis Yan souhaitait quitter Shawinigan l'été dernier. Martin Mondou l'a plutôt invité à se regarder dans le miroir... et il doit s'en féliciter aujourd'hui! 
Car l'Américain est revenu à Shawinigan avec le couteau entre les dents. Il a réglé son problème de discipline, il a appris à se servir davantage des autres. Résultat, il est devenu l'attaquant le plus menaçant de son équipe. Comme il a l'habitude d'élever son jeu quand l'enjeu devient grand, ça laisse deviner un gros printemps pour l'espoir du Lightning.
Samuel Asselin
Le dépanneur officiel de l'entraîneur. Au centre, à l'aile, sur les unités spéciales, Asselin dégage une énergie contagieuse. Il a le don de rendre meilleurs ses compagnons de trios, ce qui doit en faire un gars populaire dans le vestiaire. Il s'est fait un nom cette saison dans la LHJMQ. Au cours des deux prochaines saisons, il sera le principal catalyseur offensif de l'équipe.
A
Nicholas Welsh
Plus la saison avançait, plus Welsh prenait du galon à la ligne bleue. À sa quatrième saison, il est devenu le joueur qu'Alain Bissonnette avait imaginé au moment de le réclamer en deuxième ronde. Habile en relance, rapide pour sauter sur les rondelles libres, un beau petit pif offensif. Il a aussi appris à être plus à l'aise près des rampes. Parce qu'il était derrière Samuel Girard et Cavan Fitzgerald, il n'a pas eu la publicité méritée. Ça va changer l'an prochain... et peut-être même ce printemps!
Alexis D'Aoust a fonctionné par séquences.
Une blessure à la main a mis un terme à la carrière junior de Cavan Fitzgerald... à moins que les Cataractes ne traversent au moins deux rondes de séries.
B+
Cavan Fitzgerald
Il a amorcé la saison sur les chapeaux de roues. Un homme parmi les enfants. Une première blessure l'a toutefois ralenti. Il était toujours le stabilisateur de cette formation, mais il n'arrivait plus à être aussi incisif en territoire ennemi. Une deuxième blessure à la main a mis un terme à sa carrière junior... à moins que les Cataractes ne traversent au moins deux rondes de séries.
Alexis D'Aoust
Joueur très constant la saison dernière, D'Aoust a fonctionné par séquence en 2016-17. Un peu à l'image de l'équipe, qui l'a décoré du titre de capitaine. D'Aoust paraissait trop fort pour la ligue certains soirs, mais a disparu une couple de fois dans la circulation. Le résultat global est néanmoins intéressant. Avec de bonnes séries, il aura la chance de graduer chez les pros l'an prochain.
Brandon Gignac
Le début de saison de l'espoir des Devils manquait de saveur. Mais plus les mois ont passé, plus Gignac retrouvait du mordant. Claude Bouchard a alors augmenté ses responsabilités, et il n'a pas été déçu par la réponse de son vétéran de 19 ans. Non, Gignac, n'a pas été en mesure de remplacer Anthony Beauvillier. Mais en fin de saison, il ressemblait à un véritable centre numéro un. 
Gabriel Sylvestre
Le prototype du joueur d'équipe. Capable d'affronter les meilleurs éléments adverses. Se sacrifie à tous les matchs pour bloquer des tirs et peut jeter les gants si nécessaire. En prime, il a amélioré son exécution avec la rondelle. Il est très important dans le succès de l'équipe, même si ça ne paraît pas toujours sur la feuille de match.
Jonathan Deschamps
Son rôle a changé à sa dernière année chez les juniors. Il n'a plus le mandat d'affronter l'élite ennemie. Il a, en revanche, développé une intéressante dimension offensive. On aimerait le voir un peu plus robuste, il a la maturité physique pour s'imposer à ce niveau. Reste que comme Sylvestre, Deschamps n'hésite jamais à manger du caoutchouc pour ses coéquipiers. De la colle, dans un vestiaire.
Simon Benoît
Probablement le joueur qui a le plus progressé dans l'équipe. En fait, c'est plutôt une éclosion. Le Benoît des derniers mois comme cinquième défenseur, c'est un grand luxe dans la LHJMQ. Capable de contribuer dans les trois zones. Avec son gabarit, les équipes de la LNH l'épient de plus en plus étroitement.
Zachary Bouthillier
Voilà un jeune gardien qui a épaté à ses débuts dans le junior. Ses adversaires ont mis six mois avant de le battre en temps réglementaire! Bouthillier doit encore épurer sa technique, mais il est combatif et agile. Il est promis à un brillant avenir, même si sa fin de saison a été moins spectaculaire.
Antoine Demers
Il en a fait du millage pour un gars qui ne voulait même pas se présenter au camp d'entraînement, persuadé qu'il ne ferait pas l'équipe! Il a finalement disputé 64 des 68 matchs, la majorité dans le top 9 à l'attaque. Demers a un rôle bien à lui en désavantage numérique malgré son statut de recrue. Il donne tout ce qu'il a dans le ventre à chaque match.
Quand le vent pousse l'équipe dans le dos, tout baigne. Mais quand c'est le contraire, Cameron Askew disparaît trop souvent.
B
Cameron Askew
Des mains en or. Un gabarit de rêve. S'il le voulait, Askew serait bien plus haut dans le classement. Mais voilà, Askew est surtout un passager depuis son arrivée à Shawinigan. Quand le vent pousse l'équipe dans le dos, tout baigne. Mais quand c'est le contraire, Askew disparaît trop souvent. Espérons un peu plus de passion dans son jeu en séries.
Mathieu Olivier
Fier, Olivier devait s'attendre à boucler une saison un peu plus impressionnante. Il a produit moins que l'année précédente, dans un rôle identique. Mais bon, Olivier représente bien plus que sa fiche personnelle. C'est un col bleu de luxe, très fiable dans les missions défensives. L'un des joueurs les plus craints du circuit. En séries, c'est le genre de gars que tu veux sur ton bord pour aller à la guerre.
Samuel Blier
Comme Olivier, Blier n'a pas réussi à s'établir comme une menace offensive. Il a montré quelques flashs, sans plus. Dommage, car les habiletés sont là. Ceux qui l'ont vu midget AAA ou qui assistent aux pratiques peuvent en témoigner. Pour le reste, rien à reprocher à Blier. Un guerrier, comme il s'en fait aujourd'hui de moins en moins. Toujours, toujours l'équipe en premier.
Tommy Cardinal
Un mélange de Tommy Tremblay et de Patrick Bernier, capable de faire mal à ses rivaux le long des rampes. À 17 ans, ce n'est pas banal. Cardinal sait aussi quoi faire avec la rondelle, il ne commet pas beaucoup de revirements et possède un bon tir. Il a toutefois ralenti en deuxième moitié de saison.
Depuis son retour, Samuel Guilbault montre toujours de l'ardeur, mais n'arrive pas autant à provoquer des choses au plan offensif.
Vincent Senez
B-
Samuel Guilbault
Malchanceux, Guilbault. Il était en train de sortir de sa coquille lorsqu'une blessure a brisé son élan à la mi-saison. Depuis son retour, il montre toujours de l'ardeur, mais n'arrive pas autant à provoquer des choses au plan offensif. Ça semble toutefois être une question de temps. 
Justin Bernier
Il a livré quelques grosses performances, grâce à ses instincts offensifs. Mais globalement, ce fut un peu tiède. Les Cataractes cherchent depuis le début de la saison un ailier pour leur top 6, il n'a pas été en mesure de s'y installer malgré plusieurs auditions. Bernier doit compétitionner avec ardeur à tous les matchs. Dès qu'il glisse dans une zone de confort, il devient beaucoup moins performant.
Vincent Senez
Début de saison très difficile pour la révélation du camp d'entraînement. Quand le niveau de jeu a grimpé à l'automne, il a été largué. Senez aurait alors pu abandonner et retourner faire la pluie et le beau temps dans le junior AAA. Il a préféré s'accrocher et changer son approche. Beaucoup plus hargneux, Senez. Ce n'est pas encore très payant, mais c'est un investissement en vue des deux prochaines saisons.
Samuel Bucek
C
Samuel Bucek
Décevant, Bucek. Gros bonhomme dont l'effort a été mitigé toute la saison. Remarquez, il a mieux paru dans les dernières semaines, réuni à Cam Askew et Dennis Yan. S'il veut revenir à Shawinigan, c'est ce Bucek qui doit se présenter en séries, pas celui qui flottait sur la glace cet hiver.
Renat Dadadzhanov
Pas évident, le rôle de réserviste. Ce joueur invité a disputé 27 matchs. Beau gabarit, bon lancer, il n'a pas très bien paru en fin de saison quand il a eu la chance de jouer en raison de la blessure à Fitzgerald. Avec la rondelle, il a été très chancelant. Il sera intéressant de voir qui de lui, ou de Xavier Pouliot, sera sur la glace comme sixième arrière face aux Foreurs.