Les hommes de Daniel Renaud ont repris le 16e et dernier rang du classement général donnant accès aux séries.

De retour dans le portrait des séries

Shawinigan — Les Cataractes ont profité de leur bref retour à domicile pour reprendre la pôle dans cette guerre sans merci qu’ils vont livrer aux Sea Dogs de Saint-John pour accéder aux séries. En signant un gain de 3-2 aux dépens des Olympiques de Gatineau, devant quelque 2800 amateurs réunis au Centre Gervais Auto, les hommes de Daniel Renaud ont repris le 16e et dernier rang du classement général donnant accès aux séries, un point devant leurs ennemis jurés.

Cette victoire tombe à point. Elle met fin à une vilaine séquence de cinq revers d’affilée. Et elle est encaissée à la veille d’un week-end qui s’annonce difficile à souhait à Baie-Comeau, avec deux matchs programmés face au puissant Drakkar en moins de 24 heures.

Dans les circonstances, il fallait sortir de l’aréna avec les deux points à l’enjeu et les Shawiniganais ont rempli la commande. 

La façon est toutefois surprenante: la pire défensive de la ligue n’a accordé que deux buts, inscrits en avantage numérique. À forces égales, les locaux ont offert bien peu à leurs visiteurs, et Antoine Coulombe a semblé plus en confiance entre les poteaux qu’à ses récentes sorties.

L’attaque a été dirigée par Valentin Nussbaumer, qui continue de surfer sur la vague du Mondial junior. Il a marqué le deuxième but de son club à la manière d’un joueur de baseball, frappant au vol le retour d’un lancer de Marc-Antoine Pépin, qui a disputé un excellent match. 

Puis en troisième, Nussbaumer a porté la marque à 3-1 en s’emparant d’une rondelle libre dans l’enclave qu’il a rapidement logée dans la lucarne. Un but important puisque les Olympiques ont ensuite ramené l’écart à un seul but grâce à leur attaque massive. 

Sous pression, les Cataractes ont alors réussi à écouler les dernières minutes de jeu pour encaisser les deux points à l’enjeu.

«Individuellement, c’est plaisant de marquer. Mais le collectif passe toujours en premier et c’est une grosse victoire pour nous», argumentait Nussbaumer. 

«Ça nous donne de la confiance à la veille de partir pour Baie-Comeau. On va essayer de ramener deux autres points, et pourquoi pas quatre!», s’enthousiasmait la recrue de 18 ans.

Son pilote Daniel Renaud avait lui aussi le sourire facile. «Pour un pilote, c’est toujours plus l’fun de gagner 2-1 ou 3-2 que 8-7 même si une victoire est une victoire. Un match à bas pointage indique que les gars achètent ton plan, qu’ils sont prêts à se sacrifier. On l’a vu ce soir, on a bloqué beaucoup de lancers. J’ai aimé notre façon de gérer l’avance en troisième», indiquait-il. 

«C’était un gros match pour nous. Il en reste 25, ils seront tous importants. Il faut jouer avec détermination. On va pratiquer demain (jeudi), puis on va partir à Baie-Comeau où nous serons attendus par l’équipe la plus expérimentée de la ligue. Au-delà du pointage, il faut jouer de la même façon», martèle-t-il.

Renaud a bien sûr apprécié la soirée de travail de Pépin dans le champ arrière. Obtenu pour des pinottes à la dernière période des transactions, Pépin montre un instinct offensif certain. «Il est habile avec la rondelle. Il amène une dimension différente à notre groupe. Il travaille fort tous les jours, il s’en va dans la bonne direction», plaide celui qui a aussi vu Charles Beaudoin inscrire son quatrième filet de la saison en première période.

Dans l’autre camp, Éric Landry croyait que son équipe ne s’était pas battue avec les mêmes ressources que les Cataractes. «Le voyage dans les Maritimes, le match lundi, puis le voyage pour venir ici, on voyait que notre énergie était plus basse. Ce genre de choses affecte davantage les jeunes joueurs. Quand nous sommes reposés, j’aime notre vitesse et notre défensive est habituellement solide. Ce soir, nous avons eu des chances, mais nous avons raté quelques jeux en raison de la fatigue mentale qui auraient pu faire la différence.