Patrick Roy et les Remparts de Québec seront les visiteurs au Centre Gervais Auto vendredi soir.

De la grande visite

Shawinigan — Il y aura de la grande visite à Shawinigan vendredi soir. Et pas seulement Patrick Roy!

Dans le cadre de la tournée du 50e anniversaire de la LHJMQ, le commissaire Gilles Courteau assistera au match Cataractes-Remparts. Il ne fait pas le voyage seul: il aura avec lui la coupe Memorial, que la plus vieille organisation de sa ligue a soulevée, devant ses partisans, au printemps 2012.

«Durant la journée, la coupe visitera trois commerces, soit le Canadian Tire, le Maxi et le McDonalds. Puis elle sera au Centre Gervais Auto. Pour tous les amateurs qui souhaitent une photo avec elle, c’est le bon timing», sourit Claude Vallée, administrateur de l’équipe.

Les amateurs pourront aussi renouer avec Roy, qui a fait un retour à la barre des Remparts. Bon, le meilleur gardien de but de l’histoire du hockey ne fait plus courir les foules comme avant – même à Québec, son impact est mitigé. Mais il est quand même une personnalité de prestige au sein d’une ligue qui en a perdu quelques-unes ces dernières années.

Les Remparts en panne

Roy arrive à la tête d’une équipe qui se cherche par les temps qui courent. Les Remparts n’ont pas gagné à leurs quatre derniers matchs, et ils n’ont que trois gains à leurs 11 dernières sorties. Durant son premier règne à la barre des Remparts, Roy n’a pas été habitué à diriger une équipe sous la barre de ,500!

«Attention, ça reste une bonne équipe quand même. On ne s’attarde pas tellement sur nos rivaux en ce moment, on se concentre davantage sur nous», fait valoir Steve Larouche, toujours aux commandes de l’équipe puisque Daniel Renaud participe au Défi mondial des moins de 17 ans. Larouche a subi deux défaites la semaine dernière. Si la première avait été très serrée face à l’Armada, la deuxième était sans appel à Rimouski.

«On a travaillé sur les petites choses que nous n’avons pas aimées. Le hockey, c’est un jeu de détails. On donne trop souvent la rondelle à l’autre équipe à mon goût. Il n’y a pas assez de support non plus, les gars sont un peu trop éloignés. On a ajusté nos séances d’entraînement en conséquence.»

Il y a aussi le jeu de puissance qui a repris du poil de la bête cette saison mais qui traverse un creux de vague. Larouche a insisté sur cette facette du jeu dans les derniers jours. «On n’a pas été à la hauteur à nos trois derniers matchs. À la fin de la soirée, ce sont souvent les unités spéciales qui décident des points à l’enjeu. Il faut être plus opportunistes.»

Les Cataractes devront encore se débrouiller sans le vétéran de 20 ans Colin Paradis. Voilà près de trois semaines qu’il est coincé à l’infirmerie, lui qui ne devait rater qu’un match ou deux. Son état inquiète.

«Il va revoir les docteurs en fin de semaine pour de nouveaux examens. On verra par la suite», se limite à dire Larouche. Par contre, ce dernier pourra utiliser Benjamin Thibeault vendredi soir s’il le désire.

«Il est venu pratiquer cette semaine, il m’a dit qu’il était disponible. On va prendre une décision d’équipe si on l’utilise ou pas.»