Claude Bouchard espère que sa troupe jouera avec plus d'urgence qu'elle ne l'a fait lors des quatre premiers matchs de la série face aux Foreurs de Val-d'Or.

«Ce n'est pas le temps de paniquer»

Cataractes et Foreurs disposent maintenant de trois matchs pour faire un maître. À la surprise générale, les deux équipes sont à égalité 2-2 dans cette série quatre de sept qui reprend vie vendredi à Shawinigan.
Si les Foreurs surprennent actuellement la planète LHJMQ, le pilote des Cataractes Claude Bouchard assure qu'il s'attendait à ce genre d'opposition. À voir ses joueurs se faire dominer sur le plan du travail, pas sûr toutefois qu'il avait réussi à convaincre son vestiaire avant le déclenchement des hostilités.
«Je le savais que ça ne serait pas facile. En séries, chaque victoire est dure à aller chercher. Les Foreurs nous avaient battus deux fois en saison, ça devait leur donner confiance. S'il y avait de nos gars qui croyaient les battre les deux mains dans le dos, ils sont obligés de penser autrement à partir de maintenant», a-t-il lancé au terme du quatrième match, qui s'est terminé 3-2 à l'avantage des Foreurs.
Bien sûr, cette victoire des équipiers de Mario Durocher place les Cataractes sous pression. Largement favoris, les Shawiniganais clament haut et fort depuis le début de la saison qu'ils visent rien de moins que la coupe du Président.
Or, en ce moment, ils peinent face à un club de 14e position qui a liquidé ses meilleurs éléments à la dernière période de transactions. Les bottines devront suivre les babines vendredi sinon, ils pourraient faire face à l'élimination dès dimanche à Val-d'Or!
«Il ne faut pas paniquer, mais il faut commencer à jouer avec urgence. Comme les Foreurs l'ont fait au match quatre. La leçon de ce match, c'est qu'on ne gagnera pas si on a six, sept, ou huit gars qui donnent l'effort maximal. Ça en prend 20 qui tirent de la même façon pour que ça fonctionne», argumentait Bouchard, reprenant un discours dont il s'est servi à quelques reprises depuis une semaine.
En tête de liste des joueurs qui doivent lui en donner plus, il y a Brandon Gignac et Cameron Askew, limités respectivement à deux et une passes en quatre matchs. Le jeu d'Askew est particulièrement inquiétant, le grand Américain de 19 ans génère très peu de bonnes choses en territoire ennemi malgré un temps de glace fort appréciable.
Du bout des lèvres, Bouchard a reconnu que son vétéran devait ajuster le tir. «Je ne veux pas nommer de noms à cette étape-ci. Mais c'est sûr que si Askew pense qu'il mérite un 10 ou un 9 depuis le début des séries, on a un problème», confiait l'entraîneur-chef des Cataractes.
Les Foreurs confiants
Dans l'autre camp, les choses sont bien différentes. Les Foreurs savent que la marmite des Cataractes commence à bouillonner, ils sont passés par là l'an passé, victimes de la plus grande surprise de l'histoire de la LHJMQ. Ils se plaisent dans ce rôle de négligés.
«On n'a rien à perdre, tout à gagner. Les analystes prévoyaient une courte série en faveur des Cataractes. Certains parlaient d'un balayage, les autres d'une série en cinq. Là, on est assurés d'un match six. On doit juste continuer à pousser et à s'amuser», proposait Mathieu Nadeau.
Voilà qui doit sonner comme de la douce musique aux oreilles de Mario Durocher, qui a deux bagues de la coupe du Président à son actif. L'entraîneur des Foreurs est évidemment fier de la tenue de son équipe face à une formation nettement plus talentueuse, mais il n'est pas rassasié pour autant.
Quelques minutes après le quatrième match, le vieux routier pensait déjà au prochain duel. «C'est devenu une série deux de trois, on doit aller chercher au moins un autre match à Shawinigan. On a joué deux bons matchs là-bas au début de la série, nous pouvons arriver confiants vendredi.»
Les Foreurs seront attendus en Mauricie par une équipe plus attentionnée, promet Mathieu Olivier. «Il y a des éléments du plan de match que nous n'avons pas suivis lors du quatrième match. On se doit d'être plus minutieux sur les détails. On a quelques heures pour faire les ajustements, on va s'en servir et rebondir devant nos partisans vendredi.»