L’appui de la foule peut faire une grosse différence pour la suite des choses, maintenant que les Cataractes sont de retour au Centre Gervais Auto. C’est l’avis de l’entraîneur-chef, Daniel Renaud.

Cataractes: «Le message ne changera pas»

SHAWINIGAN — À l’aube du troisième match de la série face aux Huskies de Rouyn-Noranda, disputé mardi soir à Shawinigan, Daniel Renaud va s’attarder à garder tout son monde sur terre. Évidemment, la victoire de samedi sur les terres ennemies a galvanisé ses jeunes troupes. Mais la pire erreur à faire selon le pilote des Cataractes, c’est de commencer à regarder le tableau indicateur.

«Le message ne changera pas. L’emphase est mise sur notre désir de compétitionner, pas sur le résultat final. Si tu ne te concentres pas sur le processus, tu vas manquer ton coup», martèle-t-il.

Le pilote est pas mal plus enthousiaste quand il s’agit d’aborder le lieu où les trois prochaines guerres ont été programmées. L’appui de la foule peut faire une grosse différence, assure-t-il. «C’est un immense avantage de passer la prochaine semaine dans nos installations plutôt que sur la route. C’est facilitant, à plus d’un point de vue. Mais le principal avantage, c’est de jouer devant nos partisans. Dans le junior, il y a un impact réel. On l’a vu à Rouyn-Noranda, quand les Huskies ont mis sur pied des temps forts. C’était intimidant! Là, on a la chance de vivre ça chez nous. C’est excitant», plaide-t-il.

«Nous traversons quand même une séquence de quatre matchs en six jours face à une très grosse équipe. Chaque once d’énergie compte. Quand tu te sens appuyé par 2000, 3000 ou 4000 personnes, c’est sûr que ça te donne un boost. Les gars ont hâte de vivre ça.»

L’autre gros avantage est tactique. En ayant droit au dernier changement après les arrêts de jeu, Renaud peut provoquer les confrontations qu’il souhaite. Il refuse évidemment d’ébruiter son plan à ce sujet, mais ça ne prend pas une maîtrise en hockey pour comprendre qu’il cherchera à sortir Jan Drozg et Mavrik Bourque des griffes de Noah Dobson.

«Si tu donnes le choix à un entraîneur, il va toujours préférer bénéficier du dernier changement. Maintenant, contre les Huskies, c’est un avantage un peu moins marqué considérant qu’ils alignent l’équivalent de trois premiers trios», sourit-il, en ne souhaitant pas élaborer davantage sur cet aspect.

Martin sera-t-il prêt?

Renaud est tout aussi mystérieux quand on lui demande qui complétera le trio de Bourque et Drozg. Samedi, à la suite de la blessure à Jérémy Martin subie la veille, la mission a été confiée à William Cummings, qui a mis sa vitesse au service de ses deux talentueux compagnons de trio.

Rayé de l’alignement vendredi, il a certainement convaincu Renaud de le garder à bord. Mais bon, à cinq contre cinq, les Cataractes n’ont pas généré beaucoup de chances de marquer. Si Martin n’est pas prêt à effectuer un retour, ne soyez pas surpris si une nouvelle recette est concoctée. «Jay Martin est évalué sur une base quotidienne. On va prendre des décisions en fonction de son statut.»

Arrivés en Mauricie tôt dimanche matin, les Cataractes ont eu congé. Lundi, ils se sont retrouvés pour une petite séance d’entraînement d’une trentaine de minutes. «Rendu ici, je ne crois plus aux bienfaits de pratiques d’une heure. Les gars savent ce qu’ils ont à faire, connaissent les tâches à accomplir. Ce sera important pour nous de connaître un gros départ, à l’image de nos deux premiers matchs à Rouyn-Noranda», lance Renaud, qui se transporterait directement au troisième match s’il le pouvait.

«C’est une journée nécessaire pour refaire les forces, mais ça ne veut pas dire qu’elle n’est pas longue pour autant! En séries, tu as toujours hâte de jouer, et c’est encore plus fort comme sentiment quand tu as gagné le dernier match. À nous de profiter de l’occasion au maximum mardi. On vit de belles choses actuellement, on emmagasine beaucoup d’expérience. On va s’assurer d’être prêts à poursuivre ça.»