Une saison très chargée attend Mavrik Bourque et devrait culminer avec le repêchage de la Ligue nationale de hockey en juin 2020.

Bourque prêt pour une grosse saison

Shawinigan — Après avoir participé au tournoi Hlinka-Gretzky avec l’équipe nationale des moins de 18 ans, Mavrik Bourque aurait très bien pu se la couler douce à la maison pendant quelques jours cette semaine.

Pas trop son genre. Ce tournoi international, il veut plutôt s’en servir comme rampe de lancement pour la saison qui va le mener au repêchage de la LNH, le rêve de tout gamin qui enfile des patins. Alors il a insisté pour amorcer le camp des Cataractes en même temps que tout le monde mercredi.

«Je me sens bien. Je suis excité par ce qui s’en vient. J’aurais aimé avoir un rôle un peu plus offensif au tournoi, mais chaque fois que tu as la chance de mettre le gilet d’Équipe Canada, tu t’assures de faire tous les efforts pour remplir le mandat que l’on te donne. C’est ce que j’ai fait», explique l’adolescent natif des Bois-Francs, utilisé surtout au centre du quatrième trio de l’équipe qui a mérité la médaille d’argent. «C’est un rôle que je n’avais jamais fait avant. C’est un bagage d’expérience de plus pour moi, qui va me servir dans le futur.»

À court terme toutefois, il entend bien reprendre son rôle de catalyseur offensif de la troupe à Daniel Renaud. «C’est une grosse saison pour moi, et pour l’équipe. On s’est rendu compte lors des séries l’an dernier qu’on pouvait réaliser de belles choses ensemble. Et puis là, tout le monde revient avec une année d’expérience de plus. À mon avis, on a les éléments pour terminer dans la première moitié au classement général.»

Sagement, l’ex-vedette des Estacades refuse toutefois de se fixer des objectifs personnels précis. «J’ai eu une bonne saison l’an dernier, je sais que les attentes seront plus élevées cette année. C’est normal. Par contre, ça ne donnerait rien d’établir des chiffres précis à atteindre. Je dois continuer à me soucier des détails et à compétitionner jour après jour et de belles choses vont se produire», sourit Bourque, conscient que les prochains mois seront probablement un peu plus stressants en sachant que les dépisteurs vont l’éplucher depuis la galerie de presse. «Je ne la sens pas comme telle, mais il y aura certainement plus de pression sur moi. Ça ne m’inquiète pas, je suis bien entouré à Shawinigan pour vivre ça. Je sais que Daniel Renaud, par exemple, va me supporter si j’en ai besoin.»

Bourque ne demande pas mieux, évidemment, de partager les projecteurs avec Vasily Ponomarev, contre qui il a joué au tournoi Hlinka-Gretzky. Si Bourque est revenu avec l’argent plutôt que l’or au cou, c’est un peu à cause de lui, qui a amassé un but et une passe en grande finale. Les Cataractes n’ont toujours pas officialisé son arrivée dans les rangs shawiniganais, mais à écouter Bourque, ce n’est qu’une formalité. «On s’est parlé après la finale. Il m’a dit qu’il était très heureux de s’en venir à Shawinigan et qu’il avait hâte d’arriver», confie-t-il, en ne se faisant pas prier pour décrire le Russe comme joueur. «Il est complet, et il a d’excellentes mains. Je suis convaincu que les partisans vont beaucoup l’aimer.»

Carnet de notes

Ce camp d’entraînement a failli être bien spécial pour Bourque, puisque les Cataractes ont repêché son frère Wylen en 12e ronde au dernier encan de la LHJMQ en juin. Wylen a toutefois pris la décision au cours de l’été d’abandonner le hockey compétitif. «Il sait les sacrifices qu’exigent jouer dans un calibre élevé et il n’était pas prêt à les faire. Il préfère jouer avec ses amis, et c’est bien correct comme ça.»