La mère, le père et le fils Ponomarev sont réunis à Shawinigan, «près du rêve de Vasily».
La mère, le père et le fils Ponomarev sont réunis à Shawinigan, «près du rêve de Vasily».

À Shawi... comme en Russie

SHAWINIGAN — Même à près de 7000 kilomètres du pays des tsars, le joueur des Cataractes Vasily Ponomarev et son père, entraîneur des habiletés de l’équipe, Pavel Ponomarev, comptent bien célébrer le Nouvel An comme dans le bon vieux temps, à la maison en famille.

Il s’agit du tout premier temps des Fêtes passé loin de la maison pour les Ponomarev, qui étaient habitués de célébrer avec la parenté depuis de nombreuses années. «En Russie, Le Nouvel An est une fête très familiale où tout le monde en profite pour passer du temps en bonne compagnie. Je pense donc que je vais rester avec ma famille proche à la maison et que nous allons accueillir la nouvelle année de cette façon», raconte le joueur de 17 ans. Sa famille et lui n’ont pas manqué de célébrer Noël ensemble il y a quelques jours.

Il serait d’ailleurs facile de croire qu’il est difficile pour un père et son fils qui oeuvrent au sein de la même équipe de ne pas parler hockey pendant une soirée de festivités. Toutefois, les Ponomarev s’efforcent de faire une pause complète pendant les Fêtes, de façon à bien reposer Vasily sans lui remplir la tête d’informations entourant les Cataractes.

«Lorsque j’ai besoin de prendre une pause du hockey, mon père le sait. Je n’ai qu’à le lui dire et il comprend. Par exemple, lors des célébrations du Nouvel An, nous tenterons autant que possible de ne pas parler de hockey afin de nous concentrer sur le repos et la famille», a fait savoir Vasily Ponomarev.

Charmés par la région

Depuis leur arrivée à Shawinigan, les Ponomarev se sentent à la maison. Un sentiment qui, aux yeux du cadet de la famille, est dû à l’accueil offert par l’ensemble des Shawiniganais. «Les gens représentent ce que j’aime le plus ici. Ils nous ont offert un accueil incroyable et nous souhaitons tous les remercier pour ça.»

Par ailleurs, le joueur de centre n’était pas accompagné de sa mère et de son père lorsqu’il a mis les pieds à Shawinigan pour la première fois. Il a donc été confronté à un dépaysement complet alors qu’il débarquait dans un endroit où la culture, la langue et même les stratégies au hockey étaient drastiquement différentes de celles de son pays. Ce sont ses coéquipiers Mavrik Bourque et Jérémy Martin ainsi que l’état-major des Cataractes qui l’ont aidé à s’intégrer au sein du vestiaire et à surmonter la barrière que lui imposaient ses origines.

Au début du mois de décembre, Vasily Ponomarev a contribué à la conquête de l’or par la Russie lors du Championnat mondial des moins de 17 ans.

Toutefois, les différences évoquées par le joueur n’ont pas suffi à faire en sorte qu’il soit déçu d’être venu. Il apprécie plutôt les nuances entre les cultures canadiennes et russes. De plus, étant originaires d’un pays nordique comme la Russie, ce ne sont pas quelques pieds de neige qui feront rougir Vasily et sa famille, bien au contraire.

Le jeune homme a même déjà vécu quelques expériences assez uniques depuis qu’il est établi à Shawinigan. «La plus marquante à mes yeux est survenue lorsque j’ai amené ma famille au marchand de glace pour la toute première fois. À notre arrivée, nous sommes tombés sur une personne qui m’a reconnu et qui a décidé de nous offrir de la crème glacée gratuitement en signe de bienvenue. C’était assez spécial», s’est-il remémoré.

Maintenant mieux intégrés que jamais, Vasily et Pavel Ponomarev aimeraient beaucoup conclure leur séjour dans la LHJMQ tel qu’ils l’ont commencé, c’est-à-dire en arborant le logo des Cataractes.

Les yeux rivés vers l’avenir

Questionné sur le moment fort de son année 2019, le jeune joueur s’est montré bien surprenant en affirmant qu’il refuse d’effectuer une rétrospective de l’an qui est sur le point de se conclure. «Je déteste regarder dans le passé. Mon objectif est plutôt de regarder vers l’avenir pour déterminer ce que je veux apporter à mon équipe cette saison et ce que je veux accomplir dans le futur. Je vis ici et maintenant», a-t-il souligné.

En vue de l’année qui s’en vient, Ponomarev n’a qu’une résolution en tête. Celui qui s’est aligné avec la formation russe en marge du dernier Défi mondial junior A, au début du mois de décembre, souhaite devenir meilleur sur la glace pour augmenter son impact au sein de l’équipe et lui permettre de gagner plus souvent. «J’ai connu un bon mois de novembre et je veux reprendre là où j’ai laissé. Les deux derniers matchs ont été plus difficiles en raison du système de jeu assimilé avec l’équipe nationale russe, mais je me sens bien en ce moment et je sais que les prochaines joutes seront mieux. Je travaille très fort», a-t-il mentionné.

Sur le plan collectif, les objectifs du jeune centre n’ont aucune limite. «J’aimerais qu’on puisse se rendre à la Coupe Memorial cette année. Nous avons un bon groupe de joueurs et si nous travaillons afin d’améliorer nos prestations en zone défensive, nous pouvons gagner.»

Afin de se donner les moyens de ses ambitions, Vasily Ponomarev ne compte pas les heures passées à s’entraîner au Centre Gervais Auto, qu’il considère comme «sa deuxième maison».