Antoine Coulombe

Cataractes: week-end parfait signé Antoine Coulombe

Shawinigan — Ça n’a pas été aussi élégant que la veille, mais les Cataractes ont néanmoins réussi à s’enrichir de deux autres points au classement samedi après-midi, en renversant les Foreurs de Val-d’Or 2-1. Un week-end parfait signé par Antoine Coulombe, qui a tenu le fort samedi en début de match quand la tempête s’est levée.

Envoyé dans la mêlée sur une séquence de sept périodes sans accorder un but, Coulombe a fait suer les Foreurs en première période. Les visiteurs ont dominé complètement ce tiers, mais c’était quand même 0-0 après 20 minutes de jeu.

Peu occupé, Jonathan Lemieux a cédé devant Valentin Nussbaumer en deuxième, après une poussée offensive autoritaire de Mikaël Robidoux. Armés d’une avance de 1-0, qui n’était pas méritée, les Cataractes ont ensuite écoulé un désavantage numérique de deux hommes pendant 2 minutes. Jordan Lepage et Leon Denny ont aidé Coulombe à tenir le fort en bloquant eux aussi quelques rondelles, une séquence un peu folle qui leur a valu une ovation des 3000 spectateurs réunis au Centre Gervais Auto.

Puis, les Cataractes ont, à leur tour, bénéficié d’une attaque massive de deux hommes en début de troisième, et Olivier Nadeau en a profité pour doubler l’avance des siens. Un but fort important puisque les Foreurs ont fini par battre Coulombe quelques minutes plus tard sur un tir dévié dans l’enclave. Ce fut la seule défaillance du portier de 17 ans, qui a mérité sa troisième victoire d’affilée. Il aura passé 191,01 minutes sans être trompé, la  neuvième séquence la plus longue de l’histoire de la LHJMQ. «Je savais que ça allait s’arrêter à un moment donné. Et dans ce genre de situation, c’est souvent un but un peu chanceux qui est marqué. Pas grave, l’important, c’est d’avoir gagné le match. Le point tournant, c’est le cinq contre trois que nous avons tué. On l’a tué en équipe. À un moment donné, Lepage a même pris ma place pour faire l’arrêt! Une belle victoire d’équipe, même si on n’a pas eu le départ qu’on souhaitait», soulignait Coulombe.

Son pilote Daniel Renaud encensait volontiers la vedette du jour. «Cette séquence est pleinement méritée. C’est un gars qui compétitionne tout le temps. Il est pareil dans une séance d’échauffement, à l’entraînement. Il a faim.»

Heureusement que Coulombe était au sommet de son art en début de match sinon, le scénario aurait été bien différent. «Je m’attendais à un départ un peu plus difficile, en raison des grandes émotions de la veille. Ce que j’ai aimé, c’est que nous avons trouvé des solutions. Je sais que la saison est bien jeune mais le trois contre cinq, c’est le désavantage numérique de l’année! J’ai vu un gars (Lepage) qui, la veille, avait été à la guerre pour ses coéquipiers, et qui était maintenant prêt à bloquer la rondelle avec ses dents s’il le fallait…»

Dans l’autre vestiaire, Pascal Rhéaume avait peu de choses à reprocher à son groupe. «J’ai bien aimé notre première période. Par la suite, ce sont les unités spéciales qui ont fait la différence. Coulombe est sur une bonne séquence, les Cataractes aussi. De notre côté, on a eu un long meeting avant le match, après celui de la veille à Drummondville. On a bien réagi à ce meeting», exposait Rhéaume.