Martin Mondou
Martin Mondou

Cataractes: une semaine, cinq questions

Trois-Rivières — Dans une semaine, les équipes de la LHJMQ seront réunies virtuellement pour le repêchage. Un moment-clé, qui prépare les cinq prochaines saisons. Pour comprendre comment Martin Mondou, le directeur-gérant des Cataractes de Shawinigan, aborde cette phase importante, de même que certains dossiers connexes, on lui a posé cinq questions :

1) Est-ce que les Cataractes vont parler au neuvième rang, comme prévu?

«À l’étape où nous sommes rendus dans notre cycle, je suis dans la chaise d’acheteur. Maintenant, avec toute l’incertitude qui plane, c’est sûr qu’il y a un certain vent de prudence dans la ligue. On va voir ce qui va se passer. Ce choix peut servir de monnaie d’échange, c’est évident. Mais si on le garde, nous savons que nous serons en mesure de repêcher un excellent jeune joueur.»

2) Est-ce qu’il y aura autant de transactions qu’à l’habitude avec le format virtuel?

«C’est à voir. Les transactions élastiques seront honorées. Pour le reste, je m’attends à du mouvement mais peut-être pas autant qu’à l’habitude. De un, parce que le format complique la tâche. Au lieu d’être tous ensemble sur le parquet, ce qui stimule les discussions, c’est sûr que d’être chacun de notre côté, ça enlève ce bout-là. L’autre facteur, c’est l’incertitude : S’il y a de bons joueurs de 18 ans disponible, il y aura de l’intérêt et donc possiblement du mouvement. Mais pour les vétérans de 20 ans, par exemple, ça risque d’être plus tranquille. Mais bon, c’est une première pour nous tous, c’est dur d’anticiper ce qui va se passer réellement.»

3) Après la dernière période de transactions, tu disais te concentrer sur les dossiers de Dovar Tinling et Thomas Pichette, repêchés l’an dernier. Y-a-t-il des progrès de ce côté?

«Pas au moment où on se parle. Dans le cas de Dovar Tinling, on connaissait le plan de la famille depuis le début, il n’y a rien de surprenant dans ce qui se passe. On continue de maintenir le dialogue, et la patience pourrait être payante en bout de ligne. En ce qui concerne Thomas Pichette, nous avons fait tous les efforts pour l’attirer chez nous. Nous lui offrons le privilège de jouer tout près de chez lui, et d’intégrer une bonne équipe sur une pente ascendante. Il semble toutefois qu’il préfère se diriger vers les États-Unis. Comme pour Tinling, il faut respecter son choix.»

4) Est-ce que les Cataractes auront mis sous contrat un entraîneur-chef d’ici au repêchage?

Il semble bien que les dossiers de Thomas Pichette et Dovar Tinglin ne progressent pas dans le sens que les Cataractes aimeraient, mais Martin Mondou garde espoir de réussir à les convaincre de s’amener à Shawinigan.
Dovar Tinling

«Peut-être, mais ce n’est pas une priorité. Au repêchage, l’entraîneur est très, très peu consulté. L’important, dans ce dossier, c’est d’engager la bonne personne. Pour y arriver, le délai n’est pas quelque chose de crucial à nos yeux.»

5) Est-ce que Gordie Dwyer est toujours le candidat numéro un?

«Il fait toujours partie de la liste des candidats mais dans les dernières semaines, je dois admettre que d’autres bons hommes de hockey se sont manifestés. Nous discutons avec certains, on valide des points. Ça ne donne rien de se précipiter.»