Ron Choules prend en main les Cataractes à compter de dimanche.
Ron Choules prend en main les Cataractes à compter de dimanche.

Cataractes: une identité à transformer

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Shawinigan — Ron Choules prend officiellement en main les Cataractes dimanche, jour de l’ouverture du camp d’entraînement de la plus vieille franchise de la LHJMQ. Le vétéran entraîneur ne passera pas par quatre chemins pour expliquer à ses nouveaux protégés sa vision des prochains mois, alors que 34 joueurs dont une vingtaine avec de l’expérience junior majeur tenteront de se mériter une place dans le vestiaire.

«Je ne connais pas les joueurs personnellement mais je les connais bien sur la glace», explique Choules, qui était entraîneur adjoint avec les Olympiques de Gatineau ces dernières années et qui s’est assuré de visionner un tas de matchs de l’an dernier de sa nouvelle équipe pour parfaire ses connaissances. «J’hérite d’une belle équipe. Spectaculaire. Le mandat, c’est de devenir une bonne équipe», martèle-t-il. C’est bien l’fun de gagner 7-5 en octobre ou en novembre mais rendu en avril, ces matchs-là n’existent plus. On a donc des détails à ajouter à notre coffre à outils. Les consignes seront claires», promet-il.

Normalement, un camp junior regroupe une cinquantaine de patineurs. Choules n’est pas irrité d’être placé devant un buffet moins volumineux. «Cinquante ou 34, la différence, c’est que ça va aller plus vite pour former l’équipe! À 34, tous les gars qui sont là auront une chance de se faire valoir. Le message aux joueurs, c’est qu’ils doivent respecter les consignes, tout en trouvant le moyen qu’on parle d’eux aux meetings de fin de soirée. La première impression sera importante. La balle est dans leur camp. Moi, je ne m’arrête pas au statut du joueur ni à son âge. Je veux des joueurs prêts à s’engager dans notre projet.»

Toutes les précautions en place pour éloigner le plus possible la COVID compliquent évidemment le déroulement du camp. Mais il faut cogner à une autre porte que celle de Choules pour trouver quelqu’un qui se plaint de la situation. «Hey, tout le monde est dans le même bateau, non? Les joueurs, ça fait cinq mois qu’ils sont à la maison, là ils peuvent recommencer à jouer. Attardons-nous au positif! Et puis, ici à Shawinigan, ils sont très bien installés. On va s’assurer que le plaisir soit présent. Il y a un côté business dans le hockey, et je ne ferai pas de compromis sur les détails à ajouter au puzzle. Mais il y a moyen de travailler dans la bonne humeur.

Choules sera secondé cette saison par Phil Roy, qui arrive des rangs américains. Ils ont amorcé le travail il y a quelques jours déjà, il croit que la chimie sera optimale. «Il a 42 ans, il a du vécu. Avec ça, la transition se fait en douceur. Et puis moi, j’aime bien donner de la place aux adjoints. J’ai souvent été dans cette chaise, je sais comment on se sent. À la fin, c’est moi qui dois trancher mais ma philosophie, c’est de toujours consulter mes adjoints avant de le faire.»

Choules accueille ses joueurs à 8h30 dimanche matin. Il va scinder les effectifs en deux groupes. Après une pratique en matinée, il y aura un premier match intra-équipe en soirée. Un deuxième match intra-équipe est à l’agenda lundi, puis il y aura deux rencontres préparatoires mardi et jeudi face aux Tigres de Victoriaville.

Carnet de notes

Quelques joueurs ne pourront amorcer le camp en même temps que les autres, puisqu’ils sont tenus de faire une quarantaine. C’est le cas notamment du vétéran de 20 ans Kirill Nizhnikov, arrivé mercredi à Shawinigan. Bonne nouvelle pour lui et pour les autres dans cette situation, puisque la quarantaine a été réduite de 14 à 10 jours… Les deux joueurs européens des Cataractes ne sont toujours pas arrivés. Ils sont prêts à prendre l’avion, mais Martin Mondou attend le feu vert de la LHJMQ avant de leur expédier leur billet… Ce n’est malheureusement pas la seule question en suspens actuellement dans le circuit Courteau. Au nombre des dossiers qui ne sont pas réglés, mentionnons le nombre de vétérans de 20 ans par équipe (3 ou 4) ainsi que le nombre de joueurs en uniforme par match (20 ou 21). Et puis, ces jeunes athlètes-étudiants suivront-ils leurs cours en classe ou par correspondance?