Vincent Senez a été choisi la première étoile du match samedi.

Cataractes: un week-end rassurant

SHAWINIGAN — La tempête qui a placé les Cataractes dans les câbles en début de saison est terminée. Après sept défaites d’affilée, les hommes de Daniel Renaud ont enregistré deux victoires en moins de 24 heures cette fin de semaine au Centre Gervais Auto.

Si la première vendredi soir était surtout l’œuvre de Lucas Fitzpatrick, la seconde face aux Saguenéens a été cueillie grâce à un effort collectif général. Dominant les équipiers de Yannick Jean à tous les points de vue pendant les deux premières périodes, les Cataractes ont eu le dessus 4-3 au tableau indicateur.

Les locaux ont eu droit notamment à du gros boulot de leur avantage numérique, qui a produit deux buts à des moments-clés.

Vétéran de 20 ans coupable d’indiscipline la veille, Vincent Senez a répliqué avec une performance d’un but et une passe, tout en gardant sa hargne près des rampes. Valentin Nussbaumer s’est lui aussi mis en évidence avec une récolte identique à celle de Senez. Une performance qui tombe à point pour le Suisse, puisqu’il avait une grosse délégation de dépisteurs dans les gradins! Après un truc du chapeau au match d’ouverture, le Suisse n’avait pas été en mesure de marquer avant le match de samedi.

N’ayant pas perdu à leurs sept derniers matchs en temps réglementaire, les Saguenéens n’ont pas offert une très grande résistance. Ils n’avaient que 17 lancers au compteur après 40 minutes, face à une défensive qui en accorde le double habituellement en pareille circonstance depuis le début de la saison.

Débordés

En avance 4-1 après deux périodes, les Cataractes ont vu les Saguenéens tenter une irrésistible remontée en troisième. Justin Ducharme, puis Jesse Sutton ont ramené l’écart à un seul but, ce qui plaçait les Shawiniganais en délicate position. Ils ont été débordés, mais n’ont jamais accordé le but égalisateur pour autant et ce sont donc eux qui ont quitté la surface de jeu avec les deux points à l’enjeu en poche.

«Cette troisième est typique d’une jeune équipe. Pour l’instant, on prend les quatre points, et on préparera une petite séance vidéo pour le début de la semaine», expliquait Daniel Renaud, fier de voir son équipe limiter les revirements en fin de semaine. «C’est un jeu simple. Il y a la gestion de la rondelle, et la volonté d’éviter les revirements. Quand tu as la rondelle, tu dois la protéger et quand tu n’y arrives pas, l’important est de la placer dans une zone sécuritaire.»

Senez parlait du match de samedi comme d’un bagage d’expérience additionnel. «C’est dans des matchs comme ça qu’une jeune équipe grandit. La troisième n’a pas été facile, mais on a trouvé une façon de s’en sortir. C’est bon signe», soulignait le vétéran de 20 ans, qui s’était fait remarquer vendredi soir avec quatre pénalités mineures. «J’ai mis mon équipe dans le trouble vendredi, je pense avoir fait amende honorable aujourd’hui. »

De son côté, Naussbaumer avait le sourire du gars qui venait d’être délivré d’une certaine pression, lui qui a marqué son quatrième but de la saison. «Ça fait du bien! C’est un week-end qui fait du bien à tout le monde, d’ailleurs. On a tous le sourire aux lèvres, il y a de la musique dans le vestiaire. C’est super!»

Dans l’autre vestiaire, Yannick Jean savait qu’il était passé proche d’empocher au moins un point, mais il n’était pas déçu. «Un match, c’est trois périodes. On ne méritait pas un meilleur sort. Ça faisait sept matchs sans défaite en temps réglementaire… C’est comme un enfant, à qui tu dis de ne pas mettre les doigts sur le poêle. Il doit le faire pour comprendre! C’est ce qu’on vient de vivre», soupirait Jean, qui ne voulait pas de l’excuse que son équipe terminait une rude séquence de six matchs en 10 jours. «Toutes les équipes traversent ce genre de séquence. Et nous avions encore du gaz en troisième. Ce qui est vrai, c’est que nous n’avons pas eu la chance de pratiquer beaucoup dernièrement. On va mettre l’emphase sur le travail lors de nos prochaines pratiques!»