Le capitaine des Cataractes s’en va au Cap-Breton

Cataractes: Sandilands fait ses valises

BOISBRIAND — Martin Mondou a été discret à la date limite des transactions, fixée à dimanche midi dans la LHJMQ. Le directeur-gérant des Cataractes de Shawinigan a bouclé une seule transaction, sacrifiant son capitaine Roddie Sandilands qu’il a refilé aux Screaming Eagles du Cap-Breton en retour d’un choix de troisième ronde en 2020.

Arrivé comme agent libre, Sandilands aura passé une saison complète à Shawinigan. L’Ontarien aura disputé 63 matchs, marqué deux buts et récolté 11 passes. Il était éligible à un retour l’an prochain comme vétéran de 20 ans, mais comme les Cataractes sont en reconstruction et qu’ils misaient sur un surplus de défenseurs, il était le plus susceptible de faire ses valises. Le retour n’est pas énorme, mais il faut dire que Sandilands avait perdu de son efficacité depuis sa nomination surprise comme capitaine cet automne. Son jeu dans les derniers mois lui a certainement fait perdre de la valeur.

«Il nous a rendu de précieux services. Mais, on souhaitait donner encore plus de temps de jeu à nos jeunes défenseurs pour maximiser leur développement. Ce choix obtenu pour Sandilands nous permettra de magasiner du renfort au prochain repêchage. Nous avons beaucoup de choix, certains nous serviront à nous améliorer à court terme», a révélé Mondou.

Sandilands n’a pas été le seul vétéran défenseur à faire ses valises. Beaucoup moins utilisé depuis quelques semaines, le Nicolétain Simon Dubois a été retranché samedi. Il sera offert à toutes les équipes via le ballottage. «Nous avions plusieurs défenseurs du même âge, on voulait se coller davantage sur notre jeune noyau d’attaquants. C’est la raison qui explique son départ», racontait Mondou.

Au final, depuis le début décembre, Mondou aura bouclé sept transactions. Il aura surtout travaillé à dessiner le futur de sa brigade défensive, avec les acquisitions de Pierre-Olivier Bourgeois, Félix Tremblay et Marc-Antoine Pépin. «On aime leur potentiel. Il y a du travail à faire avec eux pour les développer, nous en sommes très conscients. On va se servir des prochains mois pour aller dans cette direction.»

Le directeur-gérant a réitéré que son équipe allait se faufiler en séries malgré ce virage jeunesse encore plus prononcé. «On a souffert certains soirs depuis le début de la saison. On a manqué de constance. On a eu des performances en dents de scie entre les poteaux. Je pense que cette équipe est capable d’en donner plus en deuxième moitié de saison. Si on entre en séries, on sera au même endroit en termes de progression par rapport au cycle précédent. Ça fait trois fois qu’on emploie la même recette, elle a été payante. Il faut simplement être patient, et corriger certaines choses qui font défaut par les temps qui courent.»