Même s’ils ont été largement dominés dans les échanges, les Cataractes ont été dans le coup jusqu’à la toute fin, vendredi soir à Québec, avant de baisser pavillon 2-1 devant les Remparts.

Cataractes: revers douloureux

QUÉBEC — Il y a des défaites serrées qui sont aussi douloureuses que les raclées. Celle de vendredi face aux Remparts entre dans cette catégorie. Même s’ils ont été dominés largement, c’est avec la rage au cœur que les Cataractes ont quitté la surface de jeu, battus 2-1.

La déception vient du fait que les Cataractes ont été dans le coup jusqu’à la fin. Peut-être pas dans les échanges, mais au tableau indicateur. Grâce à un Antoine Coulombe impérial devant son filet, les visiteurs n’ont été distancés qu’avec six minutes à écouler au duel, sur un tir d’Andrew Coxhead qui a dévié dans l’enclave. Le jeune portier méritait mieux.

Mavrik Bourque aussi, lui qui a créé l’égalité 1-1 en fin de deuxième sur une superbe pièce de jeu individuelle, ce qui lui a valu des fleurs de Patrick Roy après le match. Ajoutez Jérémy Manseau à ce lot, qui a par deux fois été blessé par des tirs, mais qui est revenu compléter le match. Le vétéran de 20 ans était visiblement amoché dans la deuxième portion du duel mais il a continué à lutter avec acharnement.

Si Manseau a été capable de sortir de l’infirmerie, ce ne fut pas le cas d’Olivier Desroches et de Gabriel Belley-Pelletier, tombés au combat. Desroches a quitté en première, Belley-Pelletier en début de deuxième. Forcément, Steve Larouche a été obligé de donner encore plus de responsabilités à Roddie Sandilands et Leon Denny, qui ont bien fait dans les circonstances.

Malheureusement, tout ça n’a rien rapporté au classement. En raison d’un fichu tir dévié. «C’est sûr que c’est décevant», lâchait Daniel Renaud. Ce dernier ne se mettait pas la tête dans le sable pour autant: sans Coulombe en première, son club aurait été dans le gros pétrin. Les Remparts ont dominé 16-1 dans la colonne des tirs. «Sans Coulombe, j’aime mieux ne pas penser à ce qui se serait produit. Il nous a donné une chance. Nous avons offert une contre-performance en première, nos jambes étaient lourdes. Ce n’est pas une excuse, mais nous sommes revenus à 3 h du matin de Chicoutimi mercredi soir et les gars avaient des examens jeudi matin à l’école. Pas évident de récupérer dans les circonstances. Les gars ont mieux compétitionné à partir de la deuxième.»

Les Cataractes devront mettre cette déception de côté rapidement. Et se trouver au moins un défenseur d’ici samedi 16 h, heure à laquelle la rondelle tombera au centre de la glace du Centre Gervais Auto face aux Foreurs de Val-d’Or. «C’est malade, ce qui arrive présentement à notre défensive. Une chance que nous avions sept défenseurs en uniforme ce soir! Je vais parler à Martin (Mondou), on va avoir besoin d’un, sinon de deux défenseurs pour demain. Car ceux qui ont fini le match ce soir ont eu de la glace en masse!»

Dans l’autre camp, Roy soulignait que ce match-là aurait pu se finir dès la première. «Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ça, une période de 16-1 dans les tirs. Et je ne suis même pas sûr que le tir des Cataractes était cadré! On aurait dû sortir de la période avec une avance de trois ou quatre buts. Quand tu laisses une équipe rester dans le match, parfois ça te joue des tours. En deuxième, les Cataractes ont mieux répondu. Et Bourque a fait un très beau jeu. Mais en troisième, nous avons réussi à nous fabriquer plusieurs bonnes chances de marquer, et on a réussi à aller chercher le but vainqueur. J’ai aimé notre fin de match.»

Carnet de notes

Les Cataractes ont terminé le match avec 11 tirs au but, égalant le record de médiocrité de la concession. C’était la quatrième fois de l’histoire de la concession, vieille de cinq décennies, que le compteur s’arrêtait à 11.