Alexis Shank a été nommé la première étoile du match.

Cataractes: Renaud en furie après les officiels

Shawinigan — Daniel Renaud a beau avoir passé la Saint-Valentin avec les officiels Nicolas Leduc et Pascal Saint-Jacques, il n’y a manifestement pas beaucoup d’amour entre eux.

Le pilote des Cataractes était en furie, quelques minutes après avoir vu ses hommes rendre les armes 4-1 devant les Saguenéens de Chicoutimi jeudi soir. Comme les 2755 personnes présentes sur la rue Jacques-Plante, il a été témoin d’une performance difficile des officiels en poste. Mais ce qui a fait déborder le vase, c’est la pénalité appelée pour plongeon à Vincent Senez, après avoir été frappé par derrière en troisième période. Posté à trois pieds de la bande, Senez a été sévèrement projeté sur la rampe, et il a mis quelques minutes à se relever. Or, non seulement St-Jacques a décidé de le punir pour geste amplifié, mais il aurait menacé de le punir davantage s’il ne se relevait pas. 

«Les arbitres ont été pourris ce soir. Ça fait un certain temps que ça dure avec ces officiels. Quand j’ai reçu le courriel ce matin à 8 h, je savais que nous étions dans la marde», a dit Renaud dans son point de presse le plus émotif depuis son arrivée à la barre de l’équipe, il y a deux ans. «Mais ce qui est inacceptable, c’est de voir un officiel venir parler à Senez après avoir reçu cette mise en échec. Il (Pascal St-Jacques) lui a dit que tout le monde savait qu’il jouait la comédie et que s’il ne relevait pas, il allait lui donner un dix minutes de plus. Senez, pour son information, est toujours sur la table de notre thérapeute au moment où on se parle et il n’est pas capable de se lever!»

Dans le feu de l’action, Renaud est apparu bien calme au moment de l’incident mais il dit s’être contenu pour le bien de l’équipe. «Je n’ai pas le droit de rien dire. À chaque fois que je le fais, ça se retourne contre mon équipe. À chaque appel serré,  il se fait contre nous. Voilà pourquoi je n’ai rien dit à ce moment-là.»

Le pilote n’était guère plus tendre avec ses équipiers, qui n’ont pas montré beaucoup de passion contrairement au week-end dernier. «On a autant de lancers, autant de chances de marquer que les Saguenéens. Malgré ça, je ne suis pas content de notre performance, particulièrement de notre travail en avantage numérique. On a bousillé deux cinq contre trois, c’est inexcusable à ce temps-ci de l’année dans un match serré. Ce fut un match très terne des deux côtés.»

Mavrik Bourque a été le seul marqueur de son club, alors qu’il a touché la cible en avantage numérique en deuxième période. Ce fut le seul moment de réjouissance des partisans. «On aurait dû être en mesure de concrétiser davantage en avantage numérique. C’est décevant. Ce fut un match frustrant, il s’est passé pas mal de choses ce soir. Mais bon, il faut mettre ça derrière nous et commencer à se préparer tout de suite pour le prochain match», soulignait la recrue de 16 ans.

Dans le camp adverse, Yannick Jean accueillait cette victoire avec un certain soulagement, après avoir vu son équipe plier l’échine à ses quatre dernières sorties. «On voulait mettre plus de pression sur les Cataractes, on a réussi. À part quelques mauvaises pénalités, j’ai aimé notre match», analysait l’entraîneur-chef des Saguenéens.

Les Cataractes vont reprendre le boulot dès vendredi soir, à Sherbrooke, face au Phoenix.